Jacques Cambry,
Essais sur la vie et sur les tableaux du Poussin…
(1798)
“ On voit à Rome une Peste où le Poussin démontre que, si par principe il n'eût pas terni ses couleurs , elles auroient le mérite qu'on trouve dans celles des Titien et des Rubens. On l'accuse d'avoir trop fidèlement copié l'antique; on prétend que ses contours sont durs et secs. On a quelquefois raison ; mais quel peintre est exempt de reproches ? C'est à l'amour du Poussin pour les Grecs qu'on doit la grandeur, la noblesse qu'on trouve dans ses compositions. Qui connoît en effet l'étonnante perfection de leurs ouvrages sait qu'on ne peut en approcher qu'en les imitant. ”
