Résumé

Maria Calcott Mémoires sur la vie de Nicolas Poussin… (1821)

POUSSIN.
, Je ne m'en souviens plus, mais elle est sûrement prise dans l'antique ; car jamais je n'ai pris la liberté de rien donner à l'antiquité qui ne fût tiré de ses monumens. On voit aussi auprès de cette tour un obélisque.
PARRHASIUS.
Et l'autre temple, n'en direz-vous rien ?
POUSSIN.
Cet autre temple est un édifice rond, soutenu de colonnes; l'architecture en paraît majestueuse et singulière. Dans l'enceinte on remarque divers grands bâtimens avec des frontons. Quelques arbres en dérobent une partie à la vue. J'ai voulu marquer un bois sacré.
Source : Gallica

Maria Calcott Mémoires sur la vie de Nicolas Poussin… (1821)

POUSSIN.
Plus avant on trouve un gazon sous lequel paraît un terrain de sable. Trois figures humaines sont sur cette herbe ; il y en a une debout, couverte d'une robe blanche à plis flottans ; les deux autres sont assises près d'elle sur le bord de l'eau, et il y en a une qui joue de la lyre. Au bout de ce terrain couvert de gazon on voit un bâtiment carré orné de bas-reliefs et de festons, d'un bon goût d'architecture simple et noble. C'est sans doute un tombeau de quelque citoyen qui était mort peut-être avec moins de vertu, mais plus de fortune que Phocion.
Source : Gallica

Maria Calcott Mémoires sur la vie de Nicolas Poussin… (1821)

PARRHASIUS.
C'est la ville. C'est là qu'il faut montrer que vous savez l'histoire, le costume, l'architecture.
POUSSIN.
J'ai peint cette grande ville d'Athènes sur la pente d'un coteau, pour la mieux faire voir. Les bâtimens y sont par degrés dans un amphithéâtre naturel. Cette ville ne paraît point grande au premier coup d'oeil ; on n'en voit près de soi qu'un morceau assez médiocre, mais le derrière qui s'enfuit découvre une assez grande étendue d'édifices.
Source : Gallica

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