Parrhasius

Définition et enjeux

Marie-Nicolas Bouillet,  Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)

“ PARRHASIUS, célèbre peintre grec, rival de Zeuxis, né à Éphèse vers 420 av. J.-C., composa, entre autres chefs-d’œuvre, un tableau allégorique représentant le Peuple d’Athènes et Méléagre et Atalante que Tibère paya plus de 600 000 sesterces. On l’accusait de sacrifier l’expression morale à l’illusion matérielle. PARRHASIUS (Aulus Janus) , dont le vrai nom est Jean Parisio, philologue, né à Cosenza en 1470, m. en 1533, enseigna les lettres à Milan, à Rome, à Vicence, et fonda dans sa ville natale l'académie Cosentine. H. Étienne a publié ses Œuvres, Paris, 1567. ”
Source : Wikisource

Céline Fallet,  L'école des beaux-arts (1872)

“ Il fit des Athéniens un tableau allégorique qui lui valut d'universels applaudissements. Nul peuple, on le sait, n'était plus inconstant que ce peuple d'Athènes, qu'on voyait tantôt fier et hautain, tantôt timide et humble; aujourd'hui plein d'humanité et de clémence, demain farouche, vindicatif et cruel. Le talent avec lequel Parrhasius parvint à représenter sous ses diverses faces ce caractère bizarre et léger, mit le sceau à sa réputation.
Le plus grand reproche qu'on ait à faire à cet artiste, c'est de s'être trop enorgueilli de son talent.
”
Source : Gallica

Pierre-Maxime Relave,  Rodolphe Töpffer : biographie et extraits… (1899)

“ « Zeuxis a trompé les oiseaux de l'air, mais Parrhasius a trompé l'homme lui-même. » Moi, j'aurais donné le prix à Zeuxis par la raison inverse.
En effet, d'après ce que nous venons de voir, l'homme se laisse prendre à trois leurres qui fascinent à la fois son intelligence et ses sens; la bête se laisse prendre tout au plus à deux, qui n'agissent que sur ses sens.
”
Source : Gallica

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