Pierre Louÿs,
Contes choisis...
(1919)
“ Cependant le fou avait dénoué la ceinture et détaché sur l' épaule droite l' agrafe de la boucle d' argent . Le vêtement s' affaissa . En vain , Néphélis serrait les genoux . L' homme arracha la robe , et , empoignant l' infortunée par le milieu du corps , il la jeta de loin sur le lit où elle tomba en gémissant . Une bouffée de parfums monta de la couche remuée . – Ah ! cette odeur de myrrhe ! dit encore le fou . Ta loge est empestée , fille de joie ! Ha ! chasse la myrrhe ! A bas ! à bas !... Je suis Psammétique , fils du Soleil . La myrrhe est l' odeur de la Nuit . ”
