Marcelle Tinayre,
Notes d’une voyageuse en Turquie
“ Dans la limpide lumière du soir, entre les façades grises, le pavé gris, le ciel pur et décoloré, il n’y a que deux notes de couleurs éclatantes : la fustanelle du cavass, plissée et ballonnée, d’un blanc de lessive, et la robe verte d’une servante qui s’arrête, qui ramène, par pudeur, son voile de mousseline sur sa bouche, et coule un noir regard hypocrite vers l’Albanais... Et nous voilà enfin dans un grand espace libre. C’est une colline où des tombes bien vieilles, bien usées, s’effritent dans l’herbe rase. Derrière nous, la masse de Sultan-Sélim monte sur le ciel ”
