Jehan d' Ivray, Au cœur du Harem (1911)
“ J’étais jeune, je lui laissai insensiblement prendre une trop grande autorité dans le ménage dont mon père continuait à partager les dépenses. Un jour, je m’aperçus que mon esclave était l’unique maîtresse du logis. J’ai voulu la chasser : mon père serait parti avec elle, et tu sais que chez nous, le chef de famille est un Dieu... Même mon mari n’ose point s’asseoir, ni fumer devant lui, sans qu’il l’y invite. Des années ont passé, et maintenant, sans être mariée, cette créature a plus de droits que moi dans notre demeure. ”
