Mosaïque

Définition et enjeux

Portrait de Philippe-Auguste Jeanron Philippe-Auguste Jeanron,  Origine et progrès de l'art, études et recherches… (1849)

“ Toutes deux la tirèrent violemment de sa sphère ; l'antiquité grecque et le moyen-âge ont consacré à la mosaïque une destination indépendante et des formes particulières. La décadence romaine, la renaissance italienne, par un zèle mal compris, augmentèrent ses obligations matérielles sans pouvoir élargir ses facultés morales : c'était la tuer. Comme dans ses derniers dérèglements, au temps des empereurs, la mosaïque vint donc exhaler son dernier soupir au milieu de ses prétendus progrès. ”
Source : Gallica

Portrait de Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy,  Encyclopédie méthodique (1788)

“ On a effectivement entrepris de lutter contre la mosaïque dans certains tableaux, surtout ceux qui offrent des imitations d’architecture, de ruines, de Heurs, de coquillages, de vases, et en général d’objets qu’on appelle de nature morte.
L’infériorité, de ce genre à l’égard de la mosaïque, tient à la nécessite d’employer en compartiments, des matières d’une plus grande étendue, qui dès-lors ne se prêtent point à ces dégradations insensibles des couleurs d’où résulte l’illusion.
”
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Giorgio Vasari,  Vies des peintres, sculpteurs et architectes

“ La mosaïque perdit le sentiment de cette individualité et de cette puissance que lui avait si largement octroyées le moyen-âge, et désormais esclave résignée, satellite languissante, elle se traîna à la remorque de la peinture ; singer la peinture, s’exténuer pour approcher de ses résultats faciles, tel fut le lot de la mosaïque. La renaissance moderne ne lui fut donc pas moins dure que la décadence antique. ”
Source : Wikisource

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