Résumé

Amand Biéchy Traité élémentaire d'archéologie classique (1846)

Les Romains n'inventèrent rien en architecture; ils n'étaient que politiques, soldats et juristes, et furent toujours plus ou moins barbares en fait de beaux arts, si on les compare aux Grecs : mais quel peuple n'est point barbare, comparé à ce peuple admirable et unique? Les édifices de Rome se font remarquer par leurs proportions gigantesques; mais ils demeurèrent tous bien loin de la grâce inimitable des monuments d'Athènes. On a beau avoir quarante légions, il faut un Périclès et un Phidias pour produire un Parthénon, et Rome n'eut jamais ni l'un ni l'autre.
Source : Gallica

Amand Biéchy Traité élémentaire d'archéologie classique (1846)

Le siècle de Périclès, au contraire, offrit en même temps une étonnante réunion d'hommes éminents dans tous les genres.
La Grèce fit alors un sublime effort, et l'on a peine à ne pas s'avouer qu'elle s'élève presque au-dessus de l'humanité. Tel fut l'éclat qu'elle jeta autour d'elle qu'Athènes, qui en avait été le foyer le plus vif, devint désormais comme une ville sacrée, comme un temple des beaux arts : une auréole de gloire l'environna et la protégea contre les ennemis, tant que ceux-ci ne furent pas des barbares. Alexandre détruisit Thèbes et respecta Athènes
Source : Gallica

Amand Biéchy Traité élémentaire d'archéologie classique (1846)

Les lignes des monuments perdent chaque jour de leur pureté; les proportions en sont altérées, en même temps que l'on demande la beauté de l'édifice, non plus à la perfection du style, mais à l'immensité des proportions et à la richesse de l'ornementation.
Cette décadence marcha rapidement : déjà, du temps de Dioclétien, les artistes manquaient, et l'art romain n'était plus que l'ombre de lui-même, le souvenir méconnaissable de sa noble origine. Mais un nouvel ordre de choses était né, qui devait faire naître un art nouveau. Comme les peuples païens, l'art aussi se régénéra dans le baptême.
Source : Gallica

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