Gaston Cougny, L'art antique : choix de lectures sur l'histoire de l'art… (1892-1893)
“ L'artiste qui idéalise y découvre ou y imprime l'image de la beauté : celui-là est un grand maître. On le voit, à mesure que l'artiste s'éloigne de l'idéal pour s'approcher de la nature, il entre dans l'intimité de la vie particulière, il trouve la saveur de l'originalité; mais il diminue son importance, il rétrécit son horizon, il se rapetisse. A mesure que l'artiste s'éloigne de la nature pour marcher vers l'idéal, son originalité s'efface, mais il gagne en dignité ce qu'il a perdu en physionomie : il s'ennoblit, il s'élève, il entre dans les grandeurs de la vie universelle. ”
