Résumé

G. Maspero L'archéologie égyptienne

La marche lente et mesurée du boeuf, le pas court, l'oreille méditative, la bouche ironique de l'âne, le trot menu et saccadé des chèvres, le coup de rein du lévrier en chasse, sont rendus avec un bonheur constant de ligne et d'expression. Et si des animaux domestiques on passe aux sauvages, la perfection n'est pas moindre. Jamais on n'a mieux exprimé qu'en Égypte la force calme du lion au repos, la démarche sournoise et endormie du léopard, la grimace des singes, la grâce un peu grêle de la gazelle et de l'antilope.
Source : Gutenberg

G. Maspero L'archéologie égyptienne

Tel était le temple de Khonsou; telles sont, dans leurs lignes principales, la plupart des grands monuments d'époque thébaine ou ptolémaïque, Louxor, le Ramesséum, Médinét-Habou, Philae, Edfou, Dendérah. Même ruinés à demi, l'aspect en a quelque chose d'étouffé et d'inquiétant. Comme les dieux égyptiens aimaient à s'envelopper de mystère, le plan est conçu de manière à ménager insensiblement la transition entre le plein soleil du monde extérieur et l'obscurité de leur retraite. A l'entrée, ce sont encore de vastes espaces où l'air et la lumière descendent librement.
Source : Gutenberg

G. Maspero L'archéologie égyptienne

On les coulait dans des moules en pierre ou en calcaire à la forme qu'on voulait, perles, disques, anneaux, pendeloques de colliers, rubans et baguettes étroites, plaques chargées d'hommes ou d'animaux, images de dieux et de déesses. On en faisait des yeux et des sourcils pour le visage des statues en pierre ou en bronze, des bracelets pour leurs poignets, on les sertissait dans le creux des hiéroglyphes, on les découpait en hiéroglyphes, on en composait des inscriptions entières qu'on encadrait dans le bois, dans la pierre ou dans le métal.
Source : Gutenberg

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