Résumé

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au musée de Boulaq (1883)

La même conception qui avait déterminé les Égyptiens à déposer avec les morts des vivres et des boissons, les engageait à mettre, soit sur la momie même, soit dans le voisinage immédiat, tous les ustensiles, toutes les étoffes, tous les jouets dont on se servait en ce monde. La vie d'outre-tombe était identique à la vie terrestre et en reproduisait les moindres détails. L'Égyptien vivant aimait passionnément le jeu de dames; l'Egyptien défunt devait l'aimer de même, et on lui faisait cadeau d'un damier pour qu'il pût satisfaire sa passion.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au musée de Boulaq (1883)

Les Égyptiens ont accumulé sur lui divers emblèmes. Le plus fréquent est un scarabée qu'il porte à plat sur la tête : c'est une marque de renaissance et un signe d'identification avec Khopri, le soleil levant. Deux serpents lui sortent parfois de la bouche, il tient une plume à chaque main, il est perché sur deux crocodiles, Isis et Nephthys sont à sa droite et il sa gauche, un épervier est sur chacune de ses épaules, enfin la déesse Bast debout derrière lui l'enveloppe de ses bras et de ses ailes.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au musée de Boulaq (1883)

Le fait matériel de l'hommage rendu au chef terrestre de Thèbes par les chefs terrestres d'Abydos, de Memphis, de Tanis, de la Syrie, de l'Ethiopie, n'a pas dû être pour peu de chose dans l'hommage rendu au dieu de Thèbes par les autres dieux de l'Egypte et des pays étrangers. Le seul dieu toujours victorieux a dû devenir plus facilement le seul dieu, et c'est la chute de son empire mondain qui décida, vers la XXe dynastie, le triomphe de l'ancien polythéïsme sur le monothéïsme des hymnes thébains.
Source : Gallica

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