Gaston Maspero

Élements biographiques

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Les monuments funéraires de l'Égypte ancienne (1899)

Salut à vous, dieux qui êtes dans la salle de Vérité et de Justice, qui n'avez point le mensonge en votre sein, mais vivez de vérité et en nourrissez votre coeur, par devant le seigneur Dieu qui habite en son disque solaire. Délivrez-moi de Typhon (le dieu du mal) qui se nourrit d'entrailles, ô magistrats, en ce jour du jugement suprême; donnez au défunt à vous, lui qui n'a point péché, qui n'a ni menti ni fait le mal, qui n'a commis nul crime, qui n'a point rendu de faux témoignage, qui n'a rien fait contre lui-même, mais vit de vérité et se nourrit de justice.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Lectures historiques, rédigées… (1890)

Jamais, pas même entre Joppé et Mageddo, Baoukou ne s'est trouvé dans des masses de forêts aussi sombres, aussi étouffées, aussi muettes. Le silence et l'isolement l'accablent, comme on dit qu'ils font les âmes pendant le voyage d'outre-tombe à la recherche du paradis d'Osiris : l'horreur religieuse des grands bois le saisit. Son char se brise de nouveau à mi-côte, et les chevaux le traînent avec peine; parfois le rugissement d'un lion éclate au loin ou le rire glapissant d'une hyène se fait entendre dans un fourré.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Maspero Gaston Maspero Guide du visiteur au musée de Boulaq (1883)

Dans l'esprit des Égyptiens, la stèle n'était pas seulement une épitaphe, un morceau de pierre chargé de rappeler aux générations futures que tel ou telle avaient existé jadis. Elle conservait le nom et la filiation de chacun, et donnait au mort un état civil sans lequel il n'aurait pas eu de personnalité : un mort sans nom aurait été comme s'il n'existait pas.
Source : Gallica

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