“ Perdre le Midi quotidien ; traverser des cours, des arches, des ponts ; tenter les chemins bifurqués ; m’essouffler aux marches, aux rampes, aux escalades ; Éviter la stèle précise ; contourner les murs usuels ”
Stèle
Définition et enjeux
La stèle désigne, en botanique, le cylindre central des tiges et racines des plantes vasculaires, regroupant xylème, phloème et moelle. Cette structure, dont les formes évolutives (protostèle, siphonostèle, eustèle) reflètent l'histoire évolutive des végétaux, a également été abordée par des auteurs dans des contextes variés.
Des archéologues comme Georges Durville ou Auguste Mariette l'ont employée pour décrire des monuments anciens, tandis que Victor Segalen en fait un symbole poétique dans Stèles. Ce terme, à la croisée des disciplines, illustre à la fois des réalités biologiques et des significations culturelles.
Citations sur “stèle”
Alexandre Du Mège,
Description du musée des Antiques de Toulouse
(1835)
“ Les deux yeux, symboles du Soleil et de la Lune. Au-dessous, cinq lignes horizontales de caractères hiéroglyphiques qui contiennent un acte d'adoration en faveur d'un personnage assis au-dessous, devant un autel ou une table chargée d'offrandes. Cette stèle est d'une trèsbelle conservation. 24. Stèle en calcaire. Hauteur, o,43c; largeur, o,32c Les deux yeux symboliques, et quatre lignes horizontales forment le premier registre. Dans le second est un homme assis ( celui pour lequel le monument a été élevé) . Devant lui est un autel couvert d'offrandes. ”
Georges Durville, Catalogue du musée archéologique de Nantes (1927)
“ On ne doit pas cependant la confondre ayec la stèle mentionnée au R. E. 1235. Elle a été trouvée au sud de l'église de Rezé, en 1866, lors des fouilles pour le nivellement du sol, tandis que la stèle a été trouvée ailleurs. V. n° 41, e. 48. Cippe ou autel romain, de forme quadrangulaire, cirné, sur deux de ses faces parallèles, de corniches et de pilastres encadrant un visage humain dans un cercle ; au-dessous, sur l'une des faces, une patère à manche, en usage pour les libations ; sur l'autre, une aiguière (guttur- nium) ; le tout en relief. ”
Émile de Meester de Ravestein,
Musée de Ravestein : notice (2e édition…
(1884)
“ Elle porte au cou une amulette (peinte) . (Coll. Lambruschini.) 27 (27) . Stèle où l'on voit l'adoration de Phré par un homme et deux femmes; sans inscription. (Coll. Anastasi.) 28 (î8) . Stèle en forme de portique à trois registres en relief; offrandes funèbres. (Coll. Anastasi.) 29 (29) . Stèle de forme cintrée, décorée de couleurs; deux registres : adoration d'Osiris et offrande au défunt. (Coll. Anastasi.) 30 (30) . Stèle peinte sur bois. Un stuc léger, appliqué sur là face de la stèle, a reçu une peinture en couleurs gommées qui lui donnent l'aspect d'une gouache. ”
Auguste Mariette,
Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du musée d'antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi…
(1869)
“ Plus souvent, la stèle n'est qu'un acte d'invocation à l'une des divinités du temple. D'autres fois, elle a été gravée en souvenir d'une visite pieuse faite à un édifice sacré. Les stèles du Se- — 19 — rapéum (voy. Salle du Centre, 210 et suiv.) sont des modèles parfaits de ce genre de monuments commémoratifs. 6° Il reste à parler des statues. Les temples nous offrent à peine une statue de dieu qui ne porte la trace d'une consécration , c'est-à-dire qui n'ait été érigée pour attirer la bénédiction divine sur le personnage dont elle porte le nom. ”
René de La Blanchère, Tombes en mosaïque de Thabraca… (1897)
“ Dans tous" les cas, c'est elle qui, partout où, au lieu d'une triade, une seule divinité revêt la forme humaine, la fait flanquer d'at- 44 DOUZE STÈLES VOTIVES tributs par paire. Ces attributs ne sont pas de petits ornements, et il importe d'en dire un mot. Astres, disques, patères, foculi, corolles, rosettes même sont, à cette place, des équivalents : il est aisé de s'en convaincre en observant que, sur nos stèles, comme du reste sur une infinité de monuments, ils permutent couramment les uns avec les autres. ”
Camille Ferry, Saint Éphrem, poète. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Montpellier… (1877)
“ Les mages suivirent la conduite de l'étoile et adorèrent le nouveau-né de la Vierge: — Que faites-vous, seigneurs-rois ? Que faites-vous ? Adorezvous donc un enfant à la mamelle, dans une vile chaumière , et enveloppé de langes ? Est-il donc, cet enfant, un Dieu ? Dieu est en son saint temple et au ciel sur son trône ! Et vous le quérez ici, en une vile étable, et au sein d'une femme! Que faites-vous de lui offrir de l'or ? ”
Augustin Crampon,
Bible Crampon 1904
“ Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Si un homme jure par le temple, ce n’est rien ; mais s’il jure par l’or du temple, il est lié. 17. Insensés et aveugles, lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? 18. Et encore : Si un homme jure par l’autel, ce n’est rien : mais s’il jure par l’offrande qui est déposée sur l’autel, il est lié. 19. Aveugles ! lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande ? ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Reine aux yeux bienveillants, ceinte de larges tours, Salut, source des biens et source des longs jours, Cybèle, ô nourrice féconde ! Du sein du Pactole doré Où sont tes palais, ô déesse ! Tu donnes aux mortels la force et la sagesse, Tu respires l’encens du temple préféré. Secouant de ta robe un nuage de roses, Dans l’Éther splendide et sans fin Tu déroules le chœur des choses, Dociles à l’ordre divin ! II. ÉPODE. Soumis au joug des destinées, Tous les pâles humains aux rapides années T’adjurent sous le poids des maux ”
Edmond de Goncourt,
Madame Gervaisais
“ Lieu de vertige et de mystère, un de ces antres de superstition marqués toujours fatalement sur un coin de terre, dans un temple, dans une église, où l’Humanité va, sous les coups qui brisent sa raison, à la religion d’une statue, à une pierre, à quelque chose qui l’écoute quelque part dans le monde avec l’oreille du Ciel ! ”
Henri Blaze de Bury,
Poésies complètes de Henri Blaze
(1842)
“ Or, la flamme à cette heure accomplit son travail ; Mais, frères, vous savez : avant que le portail S'enveloppe d'encens, de gloire et de lumière, Il faut que tous les saints du profond sanctuaire, Les anges chevelus, les apôtres, les rois, Taillés dans le granit ou sculptés dans le bois, Et les canonisés enfin de toute espèce, Se soient fait un grand-voile, une chasuble épaisse Avec les flots d'encens qui montent vers le ciel, Et la splendeur des feux allumés sur l'autel. ”
Pierre Loti,
La Troisième Jeunesse de Madame Prune
“ Là-haut, chez messieurs les Trépassés, la montagne se tapisse de fleurettes sauvages, pour nous inconnues ; autour des stèles innombrables, le petit monde frileux des fougères déplie partout en confiance ses feuilles nouvelles, d’une teinte pâle et rare. ”
Leconte de Lisle,
Derniers Poèmes
“ Chers sacrificateurs du divin Latoïde, Purifiez vos mains dans l’onde kastalide ; Allez, et sur l’autel encor silencieux Brûlez en un feu clair l’encens délicieux. Pour moi, mêlant le myrte aux laines violettes, Je vais suspendre ici les saintes bandelettes, Et j’en écarterai les ailes de l’oiseau, Car ce Temple sacré fut mon premier berceau. Les sacrificateurs entrent dans le bois de lauriers. Iôn suspend les bandelettes aux colonnes. Il va détacher un rameau à droite, et l’agite devant le Temple.SCÈNE II SCÈNE II IÔN,seul. ”
Guide du pèlerin à Notre-Dame de La Salette… (1907)
“ O Coeur sacré, seul espoir de la France, - D'un Dieu vengeur apaise le courroux ; A nos regards fais briller l'espérance, En nous montrant un ciel propice et doux. 5. Et vous, Marie, ô Mère secourable ! Dont nous venons vénérer les douleurs, Ne cessez pas, pour la France coupable, Au Coeur Sacré de présenter vos pleurs. G. Mère d'amour, Vierge de la Salotte, Voyez-nous tous pleurant à vos geuoux : Calmez l'orage, écartez la tempête, Priez, priez pour l'Eglise et pour nous. 2. Pour embellir le temple do mon âme, Le Très-Haut daigne y fixer son séjour ! ”
Madame de Staël,
De l’Allemagne
(1810)
“ Vierge sainte, tu m’imposas cette vocation cruelle ; pouvois-je endurcir ce cœur que le ciel avoit créé pour aimer ? Si tu veux manifester ta puissance, prends pour organes ceux qui, dégagés du péché, habitent dans ta demeure éternelle ; envoie tes esprits immortels et purs, étrangers aux passions comme aux larmes. Mais ne choisis pas la foible fille, ne choisis point le cœur sans force d’une bergère. Que me faisoient les destins des combats et les querelles des rois ! Tu as troublé ma vie, tu m’as entraînée dans les palais des princes, et là j’ai trouvé la séduction et l’erreur. ”
Ferdinand Dugué,
Le Vol des heures, poésies, par Ferdinand Dugué…
(1839)
“ Quand j'incline un instant mon front sous la prière, Vite le tentateur s'approche par derrière Et me montre en riant les monstres d'un pilier : Le prêtre est à l'autel, mais les orfèvreries, Les châsses, les flambeaux, les rosaces fleuries Me le font oublier!... Quand je trouve, en voyage, une église inconnue, J'entre, mais si la voûte en est grossière et nue, Les vitres sans couleur et l'autel sans trésors, LE VOL DES HEURES. 177 Si dans la nef, où prie une vieille en silence, Nul tableau ne reluit, nul pilier ne s'élance, Je me couvre et je sors ! ”
Paul Gilbert, Mithral, Chant épique. Protée, drame (1927)
“ Un homme arrive au temple, un soir, après l'office, Noir, poudreux, et portant sur son visage ardent La splendeur du désir qui le brûle an dedans. Il entre. Un prêtre passe et dit : Que veux-tu, fils ? Son geste semble au monde offrir la basilique. L'homme regarde au loin l'encens mélancolique Enrouler son caprice à la pierre en dentelle Et le parfum gravir les marches de l'autel. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes tragiques
“ Mais rendant grâce au Ciel jusqu’à mon dernier râle. Amen ! Voici la mitre et la croix pectorale, Et la chape, et l’étole, et la crosse et l’anneau. Au nom du Père, au nom de l’éternel Agneau, Au nom de la Colombe et de la Vierge mère, Amen ! Heureux qui sort de la vie éphémère Et rentre dans la paix de son éternité ! Amen ! amen ! au nom de l’unique Équité ! Nous le savons : le champ que Dieu même ensemence, Hors du monde, fleurit dans la lumière immense. ”
François-Just-Marie Raynouard,
Les templiers
(1805)
“ Dieu éternel et tout-puissant, sage créateur..., sauveur clément et miséricordieux, ô Seigneur, je te demande humblement, et je te supplie de m’illuminer, de délivrer et conserver tous les frères du Temple, et tout ton peuple chrétien, que trouble le scandale de nos malheurs. ”
Jean- Baptiste-André Grangeret de Lagrange, Journal asiatique
“ Ô vous, qui m’êtes si secourables, je vous conjure, au nom de Dieu, de porter mes derniers adieux à la Mecque et au mur sacré qui enferme le temple. Puissiez-vous, tant que vous vivrez, goûter mille délices ! ”
Pierre Corneille,
Oeuvres de J. Racine et de P. et T. Corneille…
(1847)
“ Où menez-vous ces enfants et ces femmes? 3 Le Seigneur a détruit la reine des cités : Ses prêtres sont captils, ses rois sont rejetés; Dieu ne veut plus qu'on vienne à ses solennités : Temple, renverse-toi, cèdres, jetez des flammes. ”
Ferdinand de Gramont,
Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont…
(1842)
“ Vierge unique au monde et sans modèle, qui as rendu le ciel épris de tes beautés, qui n'as été surpassée, égalée ni suivie par aucune, tes saints pensers, tes actes pieux et chastes ont fait au vrai Dieu un temple vivant et consacré dans ta féconde virginité. ”
Théophile Gautier,
Poésies complètes
“ Où l'Ange de minuit au beffroi chante et pleure, Sans page et sans flambeaux?Tu n'as plus l'âge où tout vous rit et vous accueille;Où la vierge répand à vos pieds, feuille à feuille, La fleur de sa beauté;Et ce n'est plus pour toi que s'ouvrent les fenêtres;Tu n'es bon qu'à dormir auprès de tes ancêtres Sous un marbre sculpté. ”
La Farce de l'an mil, en deux parties et en vers (1877)
“ PLACIDE; impérieux A Goel, A Baudri. Taisez-vous, messire ! Et toi, reste, Et sois absous du Dieu vivant, Puisque tu dotas un couvent De cent acres, tant bois que vignes,. Puisqu'en toi j'aperçus les signes D'un durable et sûr repentir, Tu peux de ce monde sortir ; L'autre, aux seuls élus accessible, S'ouvre à toi. Quant à l'inflexible, Son heure est prochaine, et Satan, Plus inflexible encor, l'attend. GOEL , à part Satan ! ce nom me déconcerte ! PLACIDE, à la foule Chrétiens ! la chapelle est déserte, Que Dieu, quand l'heure aura sonné, Y trouve chacun prosterné ; Suivez-moi, chrétiens. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits contemporains/Tome 1
“ La chevalerie dorée, le joli Moyen-Âge de châtelaines, de pages et de marraines, le christianisme de chapelles et d’ermites, les pauvres orphelins, les petits mendiants faisaient fureur et se partageaient le fonds général des sujets, sans parler des innombrables mélancolies personnelles. Un écho de la sentimentalité de Mme de Staël y retentissait vaguement. Après le bel esprit, on avait le règne du beau cœur, comme l’a si bien dit l’un des plus spirituels témoins et acteurs de cette période. Le même a dit encore : « Ce poëte-là, une étoile ! dites plutôt une bougie [8] . » ”
Madame de Staël,
Œuvres inédites
“ M. DE LA MORLIÈRE. Ah ! s’il en est ainsi, hâtons le mariage : dès demain, dès ce soir. Je ne voudrois pas, pour rien au monde, avoir un gendre rouillé ; je sens par moi-même à quel point c’est triste. On est tout je ne sais comment, quand on ignore, comme on est à Paris ; on parle au hasard, on ne sait pas seulement si l’on a raison de sentir ce qu’on sent ; enfin, on n’est sûr de rien. LE COMTE. Comptez sur moi pour vous mettre au fait. M. DE LA MORLIÈRE. Attendez ici, je vous prie, le peintre, qui doit vous apporter le portrait de ma fille. ”
Paul Gilbert, Mithral, Chant épique. Protée, drame (1927)
“ Et plus loin que l'espace où s'égarent tes yeux Le même arbre mystique embaume d'autres cieux. Partout où l'homme allume un feu, les bras ouverts De la croix jettent l'ombre immense du Calvaire, Et partout où la croix prend racine, elle abrite Un autel où la loi que je dicte est écrite. ”
“ Le profond silence de tous, prêtres et assistants, les mains jointes, les yeux fixés vers le sol, l'immobilité des corps, les vêtements luxueux des ecclésiastiques, les voiles noirs et la grandeur du temple, forment dans leur ensemble un des plus remarquables tableaux que nous ayons jamais contemplés. ”
Stendhal,
Romans et Nouvelles II
“ À une chapelle latérale éclairée par des centaines de cierges, et dont la lumière traversait les ombres de l’église comme une voie de feu, on voyait de loin un homme à genoux sur les marches de l’autel ”
Wenceslas-Eugène Dick, Un drame au Labrador
“ Nous disons : statue !... Et elle en avait bien l’air, cette jeune fille agenouillée dans une immobilité en quelque sorte hiératique, les cheveux en désordre et pâle comme une morte, laissant monter, elle, la vierge mortelle, l’ardente reconnaissance de son cœur jusqu’aux pieds de la Vierge immortelle !... ”
Laurence Sterne,
Œuvres complètes de Laurence Sterne
“ Vous voilà donc au temple de S..., où le thé, les conversations érudites vous captivent entièrement. Je commence presque à me faire une idée de cette confusion que vous appelez classique ; n’est-ce pas une rage de traiter d’anciens sujets à la moderne, et de modernes sujets à l’antique ? ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Qu’en son gouffre Satan retombe enseveli ; Que le Siège, étant Un comme Dieu qui le fonde, Soit Parole et Lumière aux quatre bouts du monde, Source vive au Fidèle, espérance au Gentil, Et joie en terre comme au ciel ! Ainsi soit-il ! ”
“ J’imposerai les mains sur ta face hérétique, Jeune orgueilleux, plus dur que le roc et l’airain ; Tes yeux captifs, que clôt mon geste souverain, Te font le serf de ma volonté magnétique. Suis-moi. Je tiens les clés du temple prophétique ”
Thalès Bernard, Poésies mystiques, par Thalès Bernard (1858)
“ La Vierge m'apparaît : m'agenouillant près d'elle, Je couvre ses pieds saints de pleurs et de baisers. Le faucon empiétant m'emporte dans sa chasse, Je traverse le pont en donnant mon denier, D'un surtout éclatant je charge ma cuirasse, J'attache fièrement à mon heaume un cimier, Et quand les lambrequins, déroulant leur verdure, De l'écu chatoyant abritent les supports, Je revois les forêts où la vie était pure, Car la croix s'élevait au front des châteaux forts. ”
Frédéric Soulié,
Les Mémoires du Diable/Édition 1858
(1838)
“ Oublies-tu que j’ai habité le ciel ? — Ainsi, à ton compte, une femme noble et pure c’est le ciel ? Où la trouverai-je ? — Cherche, reprit le Diable en ricanant ; cherche, mon maître, et n’oublie pas que tu n’as plus que deux ans. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Imaginez-vous d’être derechef en une rase campagne, avec votre bon ange toute seule, et à côté gauche, vous voyez le diable assis sur un grand trône haut élevé, avec plusieurs des esprits infernaux auprès de lui, et tout autour de lui, une grande troupe de mondains qui tous à tête nue le reconnaissent et lui font hommage, les uns par un péché, les autres par un autre. ”
Madame de Stolz, Mes loisirs : nouvelles morales (1855)
“ Puis vous viendrez, jeune femme, vous viendrez de loin en loin prier dans cette humble chapelle où, jeune fille, vous vous agenouillez maintenant ; là, vous serez ; comme accablée de souvenirs, le silence du cloître Vous rendra vos pensées premières ; si vos yeux ont été passagèremet fascinés , vous vous humilierez, Dieu vous pardonnera, et vous sortirez calme du sanctuaire aimé. O ma fille, je vous en supplie, ne rompez jamais le lien qui vous unit à notre solitude ! après vingt ans de trouble, une femme retrouverait la paix en priant sur les dalles où son enfance a prié ! ”
