“ Il n'en est pas de même pour la Didon. Soit que Turner se soit imprégné, au cours de ses voyages, de la puissante lumière italienne, soit que l'étude constante de Lorrain ait agi sur le tréfonds de son être (on incline à admettre l'association des deux influences) , il y a ici une grande ressemblance entre le rêveur français et le rêveur anglais. Quelqu'un qui ne connaîtrait pas l'œuvre de Turner et qui apprendrait que Didon fut peinte quand celui-ci avait déjà 40 ans, n'eût pas auguré un avenir original à notre artiste. Didon est une belle toile, certes, c'est la toile d'un disciple. ”
Résumé
“Turner”, est une œuvre de J.-H. Rosny aîné. Des thèmes tels que Turner, Liber studiorum ou Académie Royale y sont abordés.
Citations de Turner (J.-H. Rosny aîné)
“ La nature n'était point pour lui un modèle qu'il fallait copier minutieusement, mais une source d'inspiration qui devait lui permettre de découvrir la Beauté. On ne peut pas dire qu'il trahissait la réalité, on ne peut pas même dire qu'il la métamorphosait, car il cherchait ardemment à créer de la nature avec la nature, à réunir des éléments puisés dans la réalité pour en tirer une réalité plus harmonieuse. ”
“ Puis, quand on regarde avec la naïveté vraiment artiste, quand on se rappelle les effets analogues qu'on a saisis parfois dans les moments où la nature se joue des sens de l'homme, quand on pénètre dans cette magie fugitive que le peintre a eu le don de fixer en une image permanente, on est gagné d'admiration pour le génie de Turner. Pour moi, j'ai vu aussi, sur le bord de la Tamise, ces effets singuliers de la lutte du soleil contre le brouillard et la poussière, et je tiens ce paysage de Turner, Barnes Terrace, pour un chefd'œuvre. ”
“ C'est une espèce d'anglo-saxon renforcé, intensifié, avec les grands défauts et les grandes qualités de cette race étonnante qui sut, pendant trois siècles, vivre à l'écart des autres peuples, conquérir sans cesse, coloniser à outrance, inaugurer une nouvelle ère industrielle, dominer les événements à force de persévérance, de patience et d'énergie. Au total, un géant de la peinture, un génie qui ne peut être comparé qu'aux maîtres humains, et de plus une des figures les plus originales de l'Art universel. ”
“ Comment classer Turner ? Pendant longtemps, c'est un peintre très éminent, ce n'est pas positivement un créateur. On ne peut pas non plus dire que c'est un élève. Un élève suit docilement les maîtres, il s'imprègne de leurs procédés, il accepte une manière d'identification avec le modèle. Turner, dans les maîtres, ne voit, conscient ou inconscient, que des moyens ; leurs procédés comme leur inspiration lui donnent une prise sur la beauté, ils sont un peu semblables aux grands découvreurs scientifiques qui ouvrent la voie à leurs successeurs. ”
“ Le groupe de maisons et de monuments découpés dans une île de lumière, en contraste avec la hauteur qui s'élève devant elle, presque noire, et un autre groupe enseveli dans l'ombre, le pont délicieusement éclairé, le ciel féerique, l'eau mère de vie, tout nous ravit dans ce tableau qui, sans être un chefd'œuvre, est extrêmement captivant. Seuls quelques hommes et quelques femmes à l'avant-plan nuisent à la poésie de l'ensemble. ”
“ EQUir AGE LEVANT L'ANCRE temps chenille avant d'entrer dans le mystérieux cocon d'où elle sortira avec des ailes de lumière. Le jeune membre de l'Académie Royale, à vingt-sept ans, est un sous-maître tout au plus ; il faudrait un prophète bien perspicace pour prédire ce que sera le maître splendide de la fin. Peut-être ce qu'il aura fait de plus personnel, vers sa trentième année, seront les gravures du Liber studiorum, belle série de gravures qu'il perfectionnera pendant une douzaine d'années et qui fut d'abord inspirée par le Liber veritatis de Claude Gellée. ”
“ C'est elle qu'il poursuit sur les vagues de la mer, dans les brumes transpercées de rais, dans les nuées, dans les montagnes au crépuscule, dans les feux et dans les lueurs évanouissantes des cités, dans les vieux châteaux, les fleuves, les rivières, les sites orageux, les crépuscules et les aurores. Turner est un roi de la lumière, un de ceux qui ont le mieux su tirer d'elle toutes les harmonies qu'elle répand et qu'elle inspire. ”
“ Je me souviens de randonnées à Londres, aux bords de la Tamise, dans les sites qui enveloppent la cité géante — Epping Forest, Margate, Sandgate, Folkestone — et j'ai gardé l'impression de ciels ravissants, de brumes lumineuses, de printemps clairs et tendres, de crépuscules infinis et d'aurores enchantées. On sait combien les pays humides, les pays vaporeux, sont favorables à l'éclosion des coloristes : la Hollande, les Flandres, Venise, sont des terres de nuances, des terres auxquelles l'atmosphère donne des teintes indéfiniment variées et variables. ”
“ Le livre, naturellement, ne contient aucun croquis de nature à appuyer cette assertion ; Turner eût été incapable de nous donner aucune idée précise de la beauté féminine ou masculine : il ne sut jamais bien dessiner ni bien peindre la figure humaine. Il n'y a d'ailleurs aucune gravure représentant Angers même, mais une vue romantique de Montjan, des ruines monumentales sur des hauteurs baignées par la Loire, le tout vivifié par une lumière de rêve, délicatement nuancée. ”
“ Dans le même temps, il continuait à peindre et à croquer de nombreux paysages ornés de monuments et de bâtiments. On peut dire que pendant une grande partie de son existence, les monuments, les ponts, les fabriques, etc., remplirent le rôle que remplissent les personnages dans les tableaux d'autres peintres. Turner s'était familiarisé à fond avec « l'ossature » architecturale, tandis qu'il ne fut jamais qu'un peintre médiocre de l'humanité : celle-ci ne compte guère dans son œuvre. Ce peintre de paysages, toujours en route, toujours regardant la nature, n'était pas un peintre de plein air. ”
“ Quoi qu'il en soit, à trente ans, Turner tient le succès, tant auprès de ses pairs qu'auprès du public ; il le tiendra jusqu'au moment où éclate enfin tout son génie. Ses toiles se vendaient ; il devait en tirer un assez bon profit, tant à cause de leur nombre que parce qu'il était avide d'argent, au point de n'être pas toujours scrupuleux. Son amour de l'argent n'avait point pour cause, comme "hez tels autres artistes, des goûts de luxe. Nul homme ne vécut plus simplement : il se montrait économe jusqu'à la parcimonie ; nous l'avons déjà dit, c'était un avare, toute dépense l'incommodait : ”
“ Dans l'intervalle de temps qui sépare l'éclosion du Lever de soleil dans la brume et de Didon, Turner construisit quelques beaux tableaux, entre autres La Discorde dans le Jardin des Hespérides ; un certain nombre comptent dans l'ensemble de l'œuvre, mais c'est à peine si les meilleurs font augurer (et encore jugeons-nous après coup) le fulgurant génie qui devait éclater plus tard. ”
“ Ce qu'on voit des arbres et des pierres, tout est enveloppé et dévoré par la lumière ; tout semble être la lumière même et jeter aussi des rayons et des étincelles. Claude, le suprême illuminateur, n'a jamais rien fait d'aussi prodigieux. ”
“ Il vivait dans un grand désordre, négligeant le confort, laissant se détériorer les meubles et l'habitation, mal chauffé ; économe ou plutôt avare, tout son luxe est dans son œuvre. De plus en plus solitaire, de plus en plus résolu à fuir la société de ses semblables, à part Girtin, il n'a peut-être pas eu un ami véritable ? Rien n'est plus étonnant que de voir un si grand poète (peu de peintres le furent à ce point) aussi éloigné de la tendresse humaine. A vingt-quatre ans, Turner est associé à l'Académie Royale de peinture ”
“ Il donne l'impression que les forces lointaines vivent à jamais chez les êtres du jour et ceux qui leur succéderont; il laisse entrevoir, dans la perspective des rues et dans le décor des maisons modernes, le creusement des cavernes anciennes, il donne à entendre les voix ensevelies avec les êtres primitifs dans le noir de la terre. Ce sentiment d'éternité et d'actualité unies par un art prodigieux parcourt l'œuvre de Rosny depuis Nell Horn et le Bilatéral jusqu'à Vamireh et la Guerre du Feu, jusqu'à la Vague rouge et la Nuit des Cœurs. ”
“ Le Pèlerinage de Child-Harold (1832) , un paysage montagneux, une rivière sinueuse, un pont écroulé, des ruines, l'Italie ancienne et l'Italie moderne, des monuments anciens, des fêtes et des danses, la plaine s'étend sous la lumière, les feuillages brillent dans l'atmosphère glorieuse. Agrippine débarque portant les cendres de Germanicus (1839) , l'ancienne Rome, le pont triomphal, le palais des Césars. Erreur historique : Agrippine, venant d'Antioche, débarqua, non à Rome, mais à Brindisi, mais Turner a préféré le décor fastueux, prétexte à mise en scène de nobles architectures. ”
“ « Sur la rive gauche, une masse imposante de montagnes, couverte de ruines, s'élève majestueusement à plusieurs centaines de pieds au-dessus des eaux. En bas, des arches antiques, ressemblant aux ruines d'un port, enjambent la rivière ; et nous nous étonnons en nousmême de la hardiesse de cette conception qui, avec une construction de pierre, a franchi la vaste étendue d'eau qu'est la Loire en ces lieux. » On voit par ces lignes la grande liberté que prenait Turner avec les sites. Il n'hésitait jamais à sacrifier la réalité stricte à sa réalité poétique, à son imagination. ”
“ Sans doute, de très bonne heure il montre qu'il sera un excellent peintre. Tous ceux qui l'approchent sont d'accord sur ce point. Il travaille démesurément ; rien ne l'arrête dans un des efforts les plus opiniâtres qu'on connaisse, mais la personnalité ne se dégage qu'avec l'apport d'autres personnalités, de maîtres dont il ne se distingue pas suffisamment et qu'il ne dépasse pas. ”
“ Les paysans de Touraine, sans être d'une beauté remarquable, ont des physionomies moins grossières et vulgaires que celles de n'importe quelle contrée connue par nous. Ils semblent plaisants, sans être joyeux, leur structure est solide et bien faite, sans être robuste. ”
“ Turner a exercé plus d'influence sur certains peintres anglais, mais non parmi les grands — du moins que je sache. Ainsi, l'homme est de toute part inclassable : inclassable comme individu, vivant solitaire, rôdeur solitaire, travailleur solitaire ; inclassable comme artiste, inclassable enfin comme Maître. ”
“ Encore jeune, il manifestait déjà une certaine misanthropie. Ce n'était pas, à proprement parler, une nature antisociale, car il consentit à mainte discipline, il se prêta à des enseignements divers avec le désir aigu d'apprendre ce qu'on pouvait lui enseigner ; il ne refusa pas les honneurs ni l'argent, mais il vécut étrangement solitaire, étrangement concentré. ”
“ Admettons, au reste, que jamais il ne suit servilement personne, que toujours il perfectionne, change, transpose, et si l'on ne peut dire encore qu'il est original, du moins est-il toujours assez personnel pour mériter notre admiration et pour obtenir l'approbation d'une Académie Royale qu'effaroucherait une nouveauté trop éclatante. Mais reprenons l'histoire de Turner, si l'on peut parler d'histoire à propos d'un homme si mystérieux. ”
“ Sa véritable éducation fut celle du dessinateur et du peintre : à l'âge de onze ans, nous le trouvons chez un dessinateur de fleurs ; à l'âge de treize ans, chez un M. Coleman, suivi d'un nouveau professeur et d'un - architecte. Ainsi, le plus clair de son activité intellectuelle fut, dès son enfance, consacré à l'art, les autres branches de la culture humaine étant presque intégralement négligées. William absorbait l'univers par la rétine, une des plus prodigieuses rétines que la nature ait accordées à un peintre. ”
“ Avec Turner, la biographie se perd dans la brume, les étapes sont d'une imprécision extrême. Le prodigieux travailleur multiplie les tentatives, il ne cesse d'ajouter des particularités à ses méthodes et de les perfectionner. Le technicien est ainsi aussi difficile à bien saisir que l'artiste. Avant d'être l'aquarelliste incomparable qu'il est devenu, que de tâtonnements, que de travaux variés et opiniâtres. Aussi bien finit-il par acquérir ici une habileté souveraine. ”
“ L'élève, plus d'une fois, est l'égal du maître, mais enfin, répétons-le, c'est un élève. En revanche, Turner ne doit rien au paysagiste français lorsqu'il choisit de sombres sites de montagne ou des architectures du Nord. Mais on découvre l'enseignement d'un autre maître dans telles compositions humaines : cette fois, c'est le Titien qui influencera l'œil et la mentalité du Britannique, qui a beaucoup étudié et aimé le grand Italien, encore qu'il ne l'ait subi que pendant des intervalles assez courts. ”
“ La vanité est à la racine de leur politesse, mais c'est de la politesse sincère tout de même. Chacun a une plus haute opinion de soi-même que ne le lui garantit sa situation dans la société, et s'efforce de s'assurer de l'indulgence pour sa propre faiblesse en traitant gentiment celle des autres. Les Anglais qui visitent la France, parce qu'ils ne comprennent pas cette particularité, estiment que les Français sont mesquins ”
“ Le profond silence de tous, prêtres et assistants, les mains jointes, les yeux fixés vers le sol, l'immobilité des corps, les vêtements luxueux des ecclésiastiques, les voiles noirs et la grandeur du temple, forment dans leur ensemble un des plus remarquables tableaux que nous ayons jamais contemplés. ”
“ Ainsi donne-t-il, pour qui connaît mal l'œuvre et l'histoire de l'homme, une impression de grande précocité. Rien n'est plus loin de la réalité intime. Turner n'est pas un précoce, c'est au rebours un génie des plus tardifs. ”
“ On imagine souvent que l'Angleterre n'est point, par nature, une terre favorable au développement artistique. Ce n'est pas mon avis. J'estime que les milieux où grandit Turner sont, autant que les terres néerlandaises ou flamandes, propres à développer l'amour des lumières les plus fines, les plus nuancées, je dirais volontiers les plus émouvantes. ”
“ C'était la tour, ou plutôt les deux tours de la cathédrale, dont les dimensions gigantesques étaient probablement exagérées par quelque influence atmosphérique. Une telle « structure » ne pouvait appartenir à la solitude : elle s'élevait sans aucun doute au-dessus d'une grande agglomération humaine, mais aucun autre édifice n'était proche, et les arbres qui apparaissaient à l'horizon semblaient des arbustes par comparaison. ”
“ Au total, si ce n'est pas encore dans le Liber studiorum qu'on découvrira le Turner intégral, maintes de ces compositions sont étonnantes par la netteté du trait, la puissance du relief, l'intensité de la lumière ; le Liber studiorum est d'un artiste considérable, mais qui ne saurait prétendre à susciter une école nouvelle. ”
“ Que cet inconnu, s'il existe, prenne note du titre général : Turner's Annual Tour. Le volume est bien imprimé et les gravures exécutées avec soin. D'une façon générale, le papier, assez épais, a résisté aux ravages du temps. C'est, au bout du compte, une bonne contribution à la biographie de Turner : elle nous montre combien grande était la célébrité du farouche solitaire, il y a une centaine d'années. Et l'on se demande si un homme aussi insaisissable aurait le même succès de nos jours. ”
“ Un sourd, universel bruissement, à croire que des peuples de petites bêtes sans nombre étaient là fouillant, mangeant, rampant aux branches, remuant le cœur abondant, renouvelé, palpitant de la Terre. ”
“ C'est encore Ruskin, ce semble, qui a le mieux saisi l'évolution chronologique de l'œuvre de Turner. Il la partage, avec un peu trop de précision, peut-être, en quatre périodes : 1° Une période où prédomine l'imitation. Turner étudie à fond et s'assimile l'œuvre des maîtres qu'il admire. Cette période dure jusqu'à 1820. 2° Il n'imite plus, du moins directement. Il met en œuvre les éléments qu'il s'est adjoint, il cherche un idéal, quelque chose qui dépasse, qui exalte la nature. ”
“ Le public ne leur fit aucun accueil, justement parce que le peintre n'avait fait aucune concession aux goûts des acheteurs de gravures, à cette époque. Il y a de la variété dans les dessins du Liber studiorum, variété de sujet, variété de manière. Dans quelques dessins, Turner est bien près d'être seulement un grand élève de Lorrain, mais dans d'autres, sa personnalité se révèle avec vigueur. Le talent proprement dit est parfait dans maintes œuvres du Liber studiorum, mais, en somme, le grand, le très grand Turner n'y a pas encore fait son apparition. ”
“ Le Liber studiorum fut, ce semble, suggéré à Turner par un de ses rares amis, un professeur de dessin à l'École militaire, nommé Wells. Le but de Turner n'était pas aussi désintéressé que celui du Lorrain : alors que celui-ci laisse ses dessins tels quels, Turner projetait de les faire graver et il les soigna en conséquence, je veux dire qu'il en fit mieux que des croquis. ”
“ La position de servante en France n'a rien de dégradant. On ne conçoit pas ici l'absurde et insolente hauteur des maîtres et des maîtresses anglaises : les serviteurs français sentent qu'ils sont des hommes et des femmes comme ceux qui les emploient ”
“ Une jeune servante marchera à côté de sa maîtresse dans la rue, et parfois lui donnera le bras : cette familiarité n'engendre aucun abus, et parmi les passants aucun doute ne subsistera sur le rang relatif des deux compagnes, la domestique portant scrupuleusement les vêtements de sa caste. ”
“ La nature en avait peut-être fait un taciturne par goût, mais elle avait ajouté la difficulté de parole. Cette difficulté se rencontre plus fréquemment chez les hommes du Nord que chez les hommes du Midi. Il semble que la vie en plein air, le forum, l'agora chez les anciens, ait développé à la fois la sociabilité et la faculté verbale : en France, les terres de soleil fournissent sensiblement plus de grands orateurs que les terres septentrionales.,. Entre 1800 et 1820, Turner fait d'immenses progrès sans que pourtant son génie éclate encore dans sa radieuse originalité. ”
Termes fréquents
Œuvres similaires
Galerie des artistes anglais de l'école moderne ou Collection de gravures…Corot (Marc Lafargue)Eugène Delacroix : l'homme et l'artiste…Trois variations sur Claude Monet…Un Peintre dans les Highlands - Journal et Opinion d’un Pré-Raphaëlite…Paul Huet et le paysage français…James Ensor (Émile Verhaeren)Constant Dutilleux. 1807-1865…Fromentin : huit reproductions fac-simile en couleursL’Art et les artistes de la Suède…
