J.-H. Rosny aîné

J.-H. Rosny aîné

Résumé

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné Turner

Il n'en est pas de même pour la Didon. Soit que Turner se soit imprégné, au cours de ses voyages, de la puissante lumière italienne, soit que l'étude constante de Lorrain ait agi sur le tréfonds de son être (on incline à admettre l'association des deux influences) , il y a ici une grande ressemblance entre le rêveur français et le rêveur anglais.
Quelqu'un qui ne connaîtrait pas l'œuvre de Turner et qui apprendrait que Didon fut peinte quand celui-ci avait déjà 40 ans, n'eût pas auguré un avenir original à notre artiste. Didon est une belle toile, certes, c'est la toile d'un disciple.
Source : Gallica

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné Turner

La nature n'était point pour lui un modèle qu'il fallait copier minutieusement, mais une source d'inspiration qui devait lui permettre de découvrir la Beauté. On ne peut pas dire qu'il trahissait la réalité, on ne peut pas même dire qu'il la métamorphosait, car il cherchait ardemment à créer de la nature avec la nature, à réunir des éléments puisés dans la réalité pour en tirer une réalité plus harmonieuse.
Source : Gallica

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné Turner

Puis, quand on regarde avec la naïveté vraiment artiste, quand on se rappelle les effets analogues qu'on a saisis parfois dans les moments où la nature se joue des sens de l'homme, quand on pénètre dans cette magie fugitive que le peintre a eu le don de fixer en une image permanente, on est gagné d'admiration pour le génie de Turner. Pour moi, j'ai vu aussi, sur le bord de la Tamise, ces effets singuliers de la lutte du soleil contre le brouillard et la poussière, et je tiens ce paysage de Turner, Barnes Terrace, pour un chefd'œuvre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature