J.-H. Rosny aîné,
La Guerre du feu
“ L’Eau est immense, on ne voit pas sa fin, et le Soleil n’est qu’un feu grand comme la feuille du nymphéa. Mais la lumière du Soleil est plus grande que l’Eau même : elle s’étale sur le marécage, elle remplit tout le ciel qui lui-même domine l’étendue de la terre. Dans sa fièvre, Naoh, sans cesser de songer aux Nains Rouges, au combat, aux embuscades et à la délivrance, s’étonne de la lumière si vaste venue d’un feu si petit. Un poids terrible enveloppe ses épaules ; son cœur saute comme une panthère, il l’entend battre contre ses os... ”

