J.-H. Rosny aîné,
Daniel Valgraive
“ Son cœur s’accéléra. Il s’exalta dans l’idée de l’immolation, il s’offrit en holocauste au bonheur de ceux qui devaient vivre. La bonne action eut une saveur orgueilleuse, puis une grave douceur. Il parut normal qu’Hugues eût Clotilde, que leur vie restât abritée, comme celles de George, des Sigismond, de Charles, par la mélancolique volonté d’un mort. — Oui, oui..., ayez pitié d’eux, Daniel... Secourez-les... ne laissez pas infécond votre tombeau... Et il ajouta, sans ironie, avec une grandeur funéraire : — Ayez pitié des vivants..., ayez pitié des forts ! ”
