Nikolaï Garine

Résumé

Nikolaï Garine Contes coréens

Sim-Tchen tressaillit :
« Ne me questionne pas, père !
— Je veux le savoir. Je suis ton père et tu dois tout me confier.
— Oh ! père ! ne m’interroge pas !
— Si tu n’honores pas tes parents, tu ne seras pas honorée toi-même.
— Je ne puis parler. Pardonne-moi, père ! »
Le vieillard éclata en sanglots. Il avait deviné le secret de sa fille.
« Oh ! ma fille ! ma fille ! qu’as-tu fait ? Je ne veux pas de ce sacrifice ! »
Il s’en alla trouver les marchands et leur dit :
« Je ne vous donnerai pas ma fille. Reprenez votre riz.
— Nous l’avons déjà envoyé au couvent, » répondirent-ils.
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Nikolaï Garine Contes coréens

Elle arrêta son cheval et dit à son mari :
« C’est le tombeau de mon frère (et pour le prouver, elle montra le fragment d’étoffe où le nom de Jan-Boghi était tracé en lettres de sang) permets-moi de prier pour lui selon nos lois. »
Le mari acquiesça au désir de sa femme.
En s’approchant du tombeau, Vonléï dit :
« Maintenant que j’ai accompli la volonté de mon père, ouvre-toi, tombeau, et laisse-moi aller vers celui que seul j’aime et aimerai éternellement. »
Le tombeau s’ouvrit, Vonléï y pénétra et le tombeau se referma.
Le tombeau s’ouvrit, Vonléï y pénétra.
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Reprenez votre riz.
— Nous l’avons déjà envoyé au couvent, » répondirent-ils.
Alors le vieillard s’affaissa et se mit à crier en s’arrachant les cheveux de désespoir :
« Pourquoi me prend-on ma fille ? À quoi bon me rendre mes yeux dans la vieillesse si ce n’est que pour pleurer ? Elle est jeune et je suis vieux. »
Mais Sim-Tchen l’embrassa tendrement et lui dit :
« Ne parle pas ainsi, père ! Souvent un vieil arbre porte des fleurs, alors qu’il n’en pousse pas sur les jeunes troncs. C’est la volonté des dieux. Je n’ai pas peur de la mort. »
Et Sim-Tchen s’en alla avec les marchands.
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