Empereur de Chine

Définition et enjeux

Jean-Baptiste Du Halde,  Description de la Chine

“ Le gouvernement politique de la Chine roule tout entier sur les devoirs des pères à l’égard de leurs enfants, et des enfants envers leurs pères. L’empereur est appelé le père de tout l’empire, le viceroi est le père de la province qui lui est soumise, et le mandarin est de même le père de la ville qu’il gouverne. C’est sur ce principe général qui est très simple, qu’est fondé ce grand respect et cette prompte obéissance, que les Chinois rendent aux officiers, qui aident l’empereur à soutenir le poids du gouvernement. ”
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Portrait de Maurice Paléologue Maurice Paléologue,  Revue des Deux Mondes

“ L’empereur de Chine tient de la Divinité même l’autorité suprême dont il est investi. Il est fils du ciel et de la terre, et personnifie en lui la religion de l’état. Il officie seul et sans prêtre, sans intermédiaire entre lui et les puissances physiques dont il est l’émanation. Ses titres, plus mystiques encore que ceux des empereurs byzantins, sont ceux « d’Infini en vertu et en science, » « d’Éternel solitaire, » de « Seigneur des dix mille années, » et son palais est appelé la « cour céleste, » la « demeure interdite. » ”
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Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)

“ C'est
une opinion généralement établie à la Chine, qu'un empereur doit s'occuper tout entier des intérêts de l'état,
que la première charge de sa condition est de veiller sans relâche au bonheur de ses peuples, qu'il n'est si élevé au-dessus des autres hommes que pour leur donner les plus grands exemples de toutes les vertus civiles et morales, Or, si l'empereur veut régner avec autorité, il doit se conformer en tous points à ce louable préjugé des Chinois, les gouverner avec douceur, ne point les fouler ni les tyranniser, chercher au contraire, par tous les moyens, à s'en faire aimer.
”
Source : Gallica

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