Résumé

Th. Aube La Chine à la veille de la Guerre…

Sept années se sont passées depuis le jour où la dynastie Taï-ping est entrée en lutte avec la dynastie tartare, et l’on n’ose encore asseoir un jugement définitif sur l’homme qui l’a fondée. Chrétien convaincu, tel que peut l’être un homme qui n’a eu pour tout enseignement que la Bible et vivant au milieu d’une société païenne, imposteur cherchant un appui dans de prétendues révélations divines, politique profond ou simple instrument d’hommes ambitieux, le Taï-ping-wang est encore pour l’Europe, pour le monde entier, un mythe inexpliqué.
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Th. Aube La Chine à la veille de la Guerre…

La guerre eut lieu, le traité de Nankin fut signé ; le dernier résultat indiqué par M. Wells Williams était-il au moins atteint ? Les leçons de l’expérience sont bien vite oubliées. L’orgueil, la vanité, ces préjugés que l’éducation enracine dans les cœurs les rendent la plupart du temps vaines et inutiles. Il en est surtout ainsi des leçons que la Providence donne aux nations : l’esprit public réagit contre elles avec d’autant plus de force et de promptitude que l’ignorance et la vanité ont bien plus d’action sur les masses que sur les individus isolés.
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Th. Aube La Chine à la veille de la Guerre…

Puisse l’Europe profiter de l’avertissement que nous donne l’histoire de la Grèce, car c’est une lutte de vie et de mort dans la Baltique, en Perse, dans le Pacifique, entre l’Europe et ce grand pouvoir qui du nord veille sur le monde, et dont l’ambition ne trouve rien de trop grand ou de trop petit, — le village de Bolgrad ou l’empire de la Chine !
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