Résumé

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine (1892)

« Vous avez conquis le Tonkin sur les Chinois et non sur les Annamites, comme vous le pensez à tort : si donc vous voulez conserver ce pays et en tirer tout le profit que vous êtes en droit d'en attendre après l'avoir fécondé de votre sang et de votre argent, prenez garde à la Chine. Sachez trouver un modus vivendi pour entretenir des relations amicales avec elle, mais n'oubliez pas qu'elle vous considérera toujours comme un ennemi voisin et dont il faut se défier. »
Nous ne croyons pas, pour notre part, que la Chine menace jamais l'Europe d'une invasion.
Source : Gallica

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine (1892)

Une Chine militaire répugnerait à tout le passé, à toutes les traditions, à tous les préjugés, à tous les instincts de ses peuples. Le colonel Boüinais nous explique, en outre, comment ni l'état des finances ni le système d'impôts dans l'empire ne se prêtent à une telle transformation.
La Chine, abandonnée à elle-même, resterait un pays pacifique, le pays des mandarins et des examens, tenant le militaire en dédain, craignant la mer, le pays où, dans les rues des villes, les gamins courent voir passer les cortèges de bacheliers, au lieu d'emboîter, comme chez nous, le pas aux régiments.
Source : Gallica

Portrait de Albert Bouinais Albert Bouinais De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine (1892)

Être les voisins du plus grand empire du globe, sinon par son étendue, du moins par le chiffre colossal de sa population ; l'avoisiner, non plus par l'occupation de quelque ilôt en vue de son littoral, comme les Anglais à Hong-Kong ou comme les Portugais à Macao, mais bien par une frontière continentale de près de mille kilomètres de développement, sur une distance à peu près égale à celle qui sépare Dunkerque de Perpignan, — c'est là un fait politique de première importance.
Source : Gallica

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