Charles Gay

Résumé

Charles Gay,  L'Europe devant la Chine (1859)

“ La Chine entrait à son tour dans la société des peuples civilisés, et le code des nations allait enfin régir l'empire vermoulu des Fils du Ciel. D'immenses perspectives s'ouvraient à l'imagination, des débouchés sans fin à l'activité européenne. Un traité sérieux, conclu dans de pareilles conditions, laissait entrevoir comme conséquences nécessaires des résultats comparables à la découverte du nouveau monde, et même des transformations plus rapides, puisque l'Europe était à Hong-kong, à Macao, à Manille, à Sydney, dans toute l'Océanie. ”
Source : Gallica

Charles Gay,  L'Europe devant la Chine (1859)

“ Le vieux parti chinois voyait en lui le restaurateur du passé, la haine des barbares, les absurdes rigueurs qui avaient signalé la première partie du règne de son père et conduit les Anglais sous les murs de Nan-king. Les hommes sages pensaient que le fils de Tao-kouang conserverait la paix avec l'étranger, régulariserait le commerce de l'opium comme la Grande-Bretagne l'a fait dans l'Inde, la Hollande dans la Maîaisie; et qu'enfin les armées, les flottes et l'administration chinoise arriveraient, par d'importantes réformes, aux améliorations que commandaient des temps nouveaux. ”
Source : Gallica

Charles Gay,  L'Europe devant la Chine (1859)

“ L'histoire chinoise est ce qu'est la nôtre, toute pleine de convulsions sanglantes. Seulement, nos révolutions ont été fécondes, les siennes ont été stériles; nos convulsions marchent de pair avec nos développements et nos élans, les siennes l'ont déchirée sans rien produire. Ce régime ne lui a pas donné la paix, et il lui a ôté la vie. Il a tout tari, ses richesses comme ses progrès; et c'est ainsi que la Chine, qui possédait la boussole plus de deux mille ans avant l'Europe, attend toujours ses navigateurs ”
Source : Gallica

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