Résumé

C. Lavollée Affaires de Chine. — La Diplomatie anglaise depuis la dernière guerre avec le Céleste Empire

L’ignorance vraiment incroyable des Chinois sur tout ce qui se rattache aux nations étrangères, le respect des préjugés traditionnels, la crainte des disgrâces, empêchent les autorités provinciales de dire la vérité et de transmettre au gouvernement les fâcheuses nouvelles : d’où il résulte qu’à Pékin on continue à regarder les Européens comme une race inférieure en civilisation, turbulente, astucieuse, avide, qu’il faut tenir à distance.
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C. Lavollée Affaires de Chine. — La Diplomatie anglaise depuis la dernière guerre avec le Céleste Empire

L’officier sera dégradé si ses troupes se battent mal ; le vice-roi sera dégradé s’il n’a pas raison des Anglais. Il n’y a point d’excuse pour les revers ni de tempérament dans la peine. Loin d’honorer le courage malheureux, la volonté impériale écrase les vaincus ; la disgrâce, quelquefois le supplice est au bout du moindre échec : politique impitoyable, qui s’explique pourtant, sans se justifier, par les conditions mêmes du gouvernement chinois.
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Mais cette guerre aboutira à de nouveaux traités, et alors il ne sera pas inutile de se souvenir, dans l’enivrement de la victoire et en face de mandarins éperdus, que, même en Chine, le droit de la force a ses limites, que le vainqueur est ténu d’avoir égard à la situation du vaincu, que la saine politique, d’accord avec l’honneur, conseille de ne point porter le coup mortel à l’ennemi qui demande grâce, enfin que l’on ne gagne rien à imposer à un gouvernement, quel qu’il soit, des conditions de paix qui le provoquent à une nouvelle guerre.
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