Alfred de Moges, Souvenirs d'une ambassade en Chine et au Japon en 1857 et 1858 (1860)
“ Malgré quelques craintes de typhon, nous remontons heureusement cette partie de la mer de Chine, et, le 13 octobre, le Céleste-Empire s'offre à nos yeux. Nous traversons toute une flottille de jonques, rangées en ligne, qui traînent chacune un large filet. L'horizon en est couvert, et c'est par centaines qu'on peut les compter. Rien, sur les côtes de France, ne peut donner l'idée d'un mouvement pareil. Nous passons au milieu d'elles, en prenant garde d'en écraser. Toute une famille, entassée péle-mêle, se presse sur le frôle esquif. ”
