Auguste Étienne Benoist de La Grandière

Auguste Étienne Benoist de La Grandière

Résumé

Portrait de Auguste Étienne Benoist de La Grandière Auguste Étienne Benoist de La Grandière Les ports de l'Extrême-Orient… (1869)

A mesure que l'on s'éloigne de Binondo, les faubourgs perdent de plus en plus le caractère d'une ville européenne, et revêtent l'aspect des élégants villages indiens. Il faut en excepter la Escolta qui est, pour ainsi dire, le bazar de Manille, et comme un terrain neutre où, malgré la haine et le mépris qu'ils ont les uns pour les autres, se heurtent à chaque instant les Espagnols, les Tagals, les métis et les Chinois. Ses larges trottoirs sont bordés d'arcades que des stores mobiles protègent contre les rayons brûlants du soleil, et qui abritent les boutiques des indigènes et des Chinois.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Étienne Benoist de La Grandière Auguste Étienne Benoist de La Grandière Les ports de l'Extrême-Orient… (1869)

Les rondes de nuit par terre et par mer se multipliaient sans les empêcher, et l'on entendait à chaque instant le sifflement des balles et les qui-vive des sentinelles se mêler à l'horrible craquement des toits qui s'effondraient, recouvrant parfois sous leurs décombres brûlants, les incendiaires et les pillards. Il ne resta bientôt debout que le quartier chinois.
Quelques jours après la prise de la ville, l'amiral donna l'ordre d'armer une flottille d'embarcations et de faire une reconnaissance dans le haut de la rivière.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Étienne Benoist de La Grandière Auguste Étienne Benoist de La Grandière Les ports de l'Extrême-Orient… (1869)

Les Tagals vendent des nattes, des chapeaux de paille, des scapulaires, des médailles et les étoffes légères du pays; ils se lèvent tard, abandonnent leurs occupations les plus sérieuses pour le moindre amusement, ferment leur magasin à l'heure de la sieste, et ne l'ouvrent que quelques instants dans la soirée. Au point du jour, au contraire, le Chinois est levé, et on le voit surveiller sans cesse ses nombreux commis. C'est à peine s'il prend le temps de fumer sa pipe sur le seuil de sa boutique qu'il n'abandonne jamais, et ne ferme que fort avant dans la nuit.
Source : Gallica

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