Maurice Loir, L'escadre de l'amiral Courbet (1886)
“ Kimpaï a subi le sort de Mingan. Il n'y reste qu'un amas de décombres, qu'un amoncellement de ruines. Maintenant la flotte française n'a plus d'obstacles devant elle : en dehors de la passe un court chenal, puis la pleine mer. De cette souricière dans laquelle l'amiral est enfermé depuis quarante jours, il peut enfin sortir librement. Rien ne l'arrête plus. C'est alors qu'il donne à toute son escadre l'ordre d'appareiller. Lentement, les uns derrière les autres, les navires s'avancent, glissant sur les eaux tandis qu'à leur poupe flotte vainqueur le pavillon tricolore. ”
