Résumé

Émile Ganneron L'amiral Courbet : d'après les papiers de la marine et de la famille… (1886)

L'amiral d'Hornoy, qui se connaissait en hommes, s'était souvenu, au bout de onze ans, d'avoir vu
Courbet au Pirée, — où il commandait alors la frégate la Pomone, — d'avoir été frappé par l'intelligence et le zèle de ce jeune officier et surtout par la capacité dont il avait fait preuve, lors de l'abattage en carène de l'Olivier.
Courbet n'avait qu'une parole ; il écrivit immédiatement au commandant Bonie pour lui annoncer l'offre flatteuse que lui faisait l'amiral d'Hornoy, mais il ajoutait : « Je suis engagé envers vous, et vous pouvez compter sur moi.»
Source : Gallica

Émile Ganneron L'amiral Courbet : d'après les papiers de la marine et de la famille… (1886)

En rendant ici, au nom du gouvernement, un hommage public de reconnaissance à l'amiral Courbet, j'ai confiance en votre unanime sympathie. La marine vous en sera reconnaissante.
Le chef aimé qu'elle vient de perdre est mort à la tête de son escadre, ayant d'avance sacrifié sa santé et sa vie, mort à l'heure du succès, après avoir supporté toute la peine ; mort à bord de son Bayard, sur le lieu même de son dernier fait d'armes, mort enfin en soldat sans peur et sans reproche.
Source : Gallica

Émile Ganneron L'amiral Courbet : d'après les papiers de la marine et de la famille… (1886)

Il ne fallait pas moins qu'un patriotisme ardent pour surmonter tant d'obstacles accumulés depuis plusieurs années, pour vaincre un ennemi aguerri, supérieur en nombre, bien armé, solidement retranché derrière ses palissades. La France doit être fière de ses enfants : l'honneur de ses armes ne pouvait être confié à de plus vaillants soldats.
Le jour même, l'amiral adressa à ses troupes l'ordre du jour suivant, éloquent par sa noble simplicité : SOLDATS ET MARINS, Les forts de Phu-Sa et la citadelle de Son-Tay sont désormais illustrés par votre vaillance.
Source : Gallica

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