Tirailleurs algériens

Définition et enjeux

Emile Nolly Gens de guerre au Maroc (Septième éd… (1913)

Une trentaine de tirailleurs algériens, puis cinquante, puis cent, bondissaient aux trousses d'un lièvre infortuné qu'un sloughi avait levé et qui déboulait d'un talus. Les forcenés en pantalons-jupes de coutil s'égaillaient à travers le bivouac avec des hurlements féroces de meute découplée, franchissaient d'un élan prodigieux les tranchées et les trous. Les cailloux volaient des mains tendues en avant, manquaient leur but qui filait éperdument, échappait aux traqueurs, disparaissait. Les Arabes bronzés revenaient tout penauds, gesticulant et ricanant.
Source : Gallica

Charles Philebert Le Partage de l'Afrique , par le général Philebert (1896)

Les tirailleurs algériens sont en effet par leur nature, par l'esprit de leur race, par leurs habitudes et leurs traditions, moins aptes que les régiments français au service des avant-postes, moins aptes qu'eux aussi au combat de feu, qui exige pendant de longues heures l'emploi calme, régulier et habile des armes et du terrain. Mais ils sont merveilleusement aptes au choc impétueux, énergique et irrésistible. Ce sont de véritables troupes de choc.
Source : Gallica

F. Bertout de Solières Les hauts faits de l'armée coloniale… (1912)

Les tirailleurs algériens, placés en avant, excités et impatients, se précipitent tout à coup sur Andrainarivo, sans que l'attaque ait été préparée par l'artillerie.
Un feu des plus violents les force à se replier en toute hâte, ayant subi des pertes importantes : deux sous-officiers et quatre tirailleurs tués, deux officiers et dix-sept tirailleurs blessés.
Source : Gallica

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