Toucouleur

Définition et enjeux

Portrait de Émile Driant Émile Driant Petit marsouin

Et tenez, poursuivit le traitant en montrant une négresse qui venait d’entrer avec un enfant campé à cheval sur ses reins, voilà une femme Toucouleur, c’est-à-dire issue des deux races Yoloff et Peulhs. Les Toucouleurs sont des musulmans ombrageux, jaloux de leur indépendance, et vous les connaîtrez mieux sur le Haut-Fleuve où ils sont en perpétuelle agitation.
Georges Cardignac eût volontiers prolongé sa station dans cette boutique, où l’indication : Entrée libre, jointe au luxe criard de l’étalage, attirait tout ce que Saint-Louis renferme de « signares » [3] et de marchands
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Henri Étienne Gaston Sarrazin Races humaines du Soudan français (1901)

Le mot toucouleur tire son origine des ouoloffs qui les désignent sous les noms de Toucolor et de Tocolor.
Nous avons observé les toucouleurs dans des points très variés mais surtout dans le Kaarta où ils semblent se rapprocher davantage du type nègre. Dans le Fouta Toro, le Boundou et le Fouta Djallon
ils ont au contraire de la tendance à rappeler la race peulhe.
Source : Gallica

Le Haut Sénégal et le Niger (1906)

Ils parlent souraï et vivent sur les rives du Niger, dans les régions de Tombouctou, de Doungou et de Gao.
Nous allons nous occuper maintenant des nombreuses races dérivées de ces groupements primordiaux. La plus importante est, sans conteste, la race Toucouleur. Nés du croisement des Foulbès du Foula et du Toro avec les Mandés (d’où leurs noms de Foutankès et Torodos) , les Toucouleurs ont conquis le Soudan à la suite d’El Hadj Omar et on les retrouve un peu partout
aujourd’hui, à Nioro, à Ségou, dans le bassin de la Falémé.
Source : Gallica

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