Fernand Fleuret

Élements biographiques

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret,  Fenêtre sur le passé (1936)

“ Réjouis-toi, Dame, car tes fils sont vivants, que j'avais tués par ordre de l'ange, et leur sang a guéri Amis !
Quand la comtesse l'entendit, elle s'écria :
– 0 comte, pourquoi ne m'as-tu menée avec toi pour recevoir le sang de mes enfants ? J'en eusse lavé ton compagnon, mon seigneur Amis.
Et le comte lui dit :
– Dame, laissons ces propos, et servons Notre-Seigneur, qui a fait aujourd'hui de si grands miracles en notre maison.
Ils vécurent ainsi dans la piété jusqu'à la mort, et gardèrent une parfaite chasteté. Et le peuple de la ville festoya pendant dix jours.
”
Source : Gallica

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret,  Fenêtre sur le passé (1936)

“ Alors, elle dit à l'ange :
« Sire, je n'avais point de miel : tu as parlé de ta bouche sainte, et le miel s'est fait, et son odeur est comme l'haleine de ta bouche. »
L'ange sourit de l'entendement d'Asseneth. Il posa sa main sur la tête de la jeune fille et dit : « Sois bénie, sois bénie, toi qui as délaissé les idoles et cru au Dieu vivant ! Et ceux-là sont bénis qui viennent à Lui par pénitence ; ils mangeront de ce miel, que les mouches du paradis firent de la rosée des roses du paradis, et ils vivront perdurablement. »
”
Source : Gallica

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret,  La boîte à perruque (1935)

“ On ne peut la faire sans songer à Victor Hugo, qui, sur le chemin de l'exil, data de ce lieu une petite ode sur une petite fleur. Mais une petite ode où passe un grand souffle panthéiste, pour qui sait lire et comprendre la poésie. Pour les autres, elle est quelconque, elle est muette. Ainsi apparaîtra ce roc dénudé à qui n'aime ni le vent, ni la pluie, ni la mer, ni la désolation des récifs, ni la solitude infinie...
Vue de Saint-Pair, Granville s'allonge comme un monstrueux cuirassé chargé de tourelles.
”
Source : Gallica

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