Gérard Willemetz Apollinaire : [exposition], Paris… (1969)

La grande découverte d'Apollinaire est que nous baignons dans la poésie, qu'il suffit d'ouvrir les yeux et de savoir regarder pour la découvrir, fût-ce dans l'objet le plus banal ou le plus laid.
Elle est partout dans le monde – même dans la guerre dont il connut l'atroce misère, mais dans laquelle il découvrit une inquiétante et fascinante beauté. Elle est tout autant dans la vie intérieure, et ce poète si sensible
aux inventions du monde moderne, qui exalte l'avion ou le cinéma et chante la T.S.F., est aussi notre grand élégiaque.
Source : Gallica

Gérard Willemetz Apollinaire : [exposition], Paris… (1969)

L'image de la mort s'inscrit d'ailleurs en filigrane, tout au long de l'oeuvre poétique d'Apollinaire : l'image de la mort et de ce qui s'y apparente : la séparation et l'absence, la brume, l'automne, la fuite des jours, les réminiscences, l'étrange, le fantastique, le sentiment qu'un monde est là, qui n'est pas le nôtre et qui se mêle pourtant au nôtre, et qui fait que l'inconnu n'est jamais entièrement nouveau, et que la réalité a sa frange de mystère.
Source : Gallica

Gérard Willemetz Manon Lescaut à travers deux siècles… (1963)

Si la Bibliothèque Nationale, avec le concours de la Direction générale des Arts et des Lettres, l'évoque aujourd'hui, à l'occasion du deuxième centenaire de sa mort, ce n'est pas pour faire renaître sa vie, qui fut pourtant remplie d'aventures plaisantes, ni son oeuvre, riche de détails piquants sur son temps, c'est pour tenter de faire comprendre l'étrange fortune du roman et – puisque le mot a été prononcé – de montrer comment est né et s'est perpétué le « mythe » de Manon Lescaut.
Source : Gallica

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