Gérard Willemetz

Résumé

Gérard Willemetz Apollinaire : [exposition], Paris… (1969)

La grande découverte d'Apollinaire est que nous baignons dans la poésie, qu'il suffit d'ouvrir les yeux et de savoir regarder pour la découvrir, fût-ce dans l'objet le plus banal ou le plus laid.
Elle est partout dans le monde – même dans la guerre dont il connut l'atroce misère, mais dans laquelle il découvrit une inquiétante et fascinante beauté. Elle est tout autant dans la vie intérieure, et ce poète si sensible
aux inventions du monde moderne, qui exalte l'avion ou le cinéma et chante la T.S.F., est aussi notre grand élégiaque.
Source : Gallica

Gérard Willemetz Apollinaire : [exposition], Paris… (1969)

L'image de la mort s'inscrit d'ailleurs en filigrane, tout au long de l'oeuvre poétique d'Apollinaire : l'image de la mort et de ce qui s'y apparente : la séparation et l'absence, la brume, l'automne, la fuite des jours, les réminiscences, l'étrange, le fantastique, le sentiment qu'un monde est là, qui n'est pas le nôtre et qui se mêle pourtant au nôtre, et qui fait que l'inconnu n'est jamais entièrement nouveau, et que la réalité a sa frange de mystère.
Source : Gallica

Gérard Willemetz Apollinaire : [exposition], Paris… (1969)

Rien ne lui est plus insupportable que l'impression d'instabilité, de perpétuelle mouvance, d'inéluctable fuite que lui laisse l'expérience de la vie. L'eau s'écoule, les feuilles tombent comme passe le temps : l'existence n'est qu'une suite de morts, le vécu se fige et s'estompe dans le souvenir, « dont meurt le bruit parmi le vent », le moi ne cesse de se défaire dans la trame des jours. De la poésie, Apollinaire attend le miracle qui abolira le temps et lui procurera une immobilité qui soit l'identité de son être avec lui-même.
Source : Gallica

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