Résumé

Charles-Albert Cingria : 1883-1954… (1984)

Tout lieu est bon puisque Dieu règne et qu'il y aura encore des bibliothèques, des nourritures, de la chaleur. Charles-Albert Cingria est partout chez lui dans ses terres d'élection. Il va de couvent en château, de bourg en oratoire, saluant, se liant, s'émerveillant, reparti bientôt sur la route profonde. Tel il apparaît aux lecteurs de ma génération : un homme libre, et sans cesse un parfait écrivain.
Source : Gallica

Charles-Albert Cingria : 1883-1954… (1984)

Cingria venait de publier, en mars, les Impressions d'un passant à Lausanne : « A quoi cela sert-il d'écrire des livres comme celui-là ? L'on se donne trop de peine, et seulement pour l'avenir, lequel est encore problématique. Entre-temps, mourir de faim et dans le mépris est la solution la plus convenable. Personne – sauf de rares amis dont vous êtes – ne sait plus lire. On prend l'épargne pour de l'avarisme, le lest heureux pour de la négligence, le lyrisme pour du désordre, etc. L'actualité appartient à ceux qui laissent traîner leur plume comme un cul de hanneton sur un plan faible. »
Source : Gallica

Charles-Albert Cingria : 1883-1954… (1984)

Enfin, puisque sans argent pas de Suisse, le Suisse Cingria peut répondre présent à l'invitation française grâce une fois encore à la générosité de la Fondation Pro Helvetia.
A tous ces dévouements, à toutes ces générosités nous rendons l'hommage qu'ils et qu'elles méritent, en nous réjouissant de voir notre écrivain enfin introduit parmi ses pairs dans le salon d'honneur de la Bibliothèque Nationale, qui doit être aussi quelque chose comme le vestibule de l'immortalité.
Source : Gallica

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