Adolphe van Bever

Adolphe van Bever

Résumé

Portrait de Adolphe van Bever Adolphe van Bever Poètes d’aujourd’hui

Je ne sais rien de M. Maurice Maeterlinck, écrivait M. Mirbeau. Je ne sais d’où il est et comment il est. S’il est vieux ou jeune, riche ou pauvre, je ne le sais. Je sais seulement qu’aucun homme n’est plus inconnu que lui ; et je sais aussi qu’il a fait un chef-d’œuvre, non pas un chef-d’œuvre étiqueté chef-d’œuvre à l’avance, comme en publient tous les jours nos jeunes maîtres, chantés sur tous les tons de la glapissante lyre — ou plutôt de la glapissante flûte contemporaine
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Portrait de Adolphe van Bever Adolphe van Bever Poètes d’aujourd’hui

J’accueille quand il veut le souvenir qui passe.
Je lui dis : « Mets-toi là... Je reviendrai te voir... »
Je sais toute ma vie qu’il est bien à sa place,
Mais j’oublie quelquefois de revenir le voir. —
Ils sont ainsi beaucoup dans la vieille demeure.
Ils se sont résignés à ce qu’on les oublie,
Et si je ne viens pas ce soir ni tout à l’heure,
Ne demandez pas à mon cœur plus qu’à la vie...
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Portrait de Adolphe van Bever Adolphe van Bever Poètes d’aujourd’hui

Les Pleureuses viennent l’une après l’autre ; tous leurs yeux n’ont pas les mêmes larmes, mais c’est le même convoi qu’elles suivent, le convoi, dirait-on, d’une âme morte avant de naître... C’est bien une âme, oui, plutôt même qu’un cœur, qui se désole en ce poème, tant tous les sentiments, l’amour, les désespoirs, et les haines aussi s’y font rêve... Les Pleureuses pleurent en des limbes, limbes de souvenance où se serait reflété le futur.
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