Résumé

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Le Cantique des cantiques

Que tu es belle, que tu es charmante, mon amour, aux heures de la volupté ! Ta taille est semblable à un palmier, et tes seins à ses grappes. J’ai dit : Je monterai au palmier ; je cueillerai ses rameaux. Que tes seins soient pour moi les grappes de la vigne ; ton haleine, l’odeur du pommier ; ta bouche, un vin exquis, qui coule doucement et humecte les lèvres de l’amant assoupi !
la sulamite,
Persistant dans son isolement. Je suis à mon bien-aimé, et lui aussi, c’est vers moi qu’il soupire.
SCÈNE III.
la sulamite.
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Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Le Cantique des cantiques

Je ne suis pas de ceux qui regardent l’amour comme le plus élevé des principes de la moralité humaine, et qui voudraient croire que l’homme n’est grand que quand il obéit à la passion. Ce qui fait la noblesse de l’homme, c’est le devoir et la raison ; il n’est grand en réalité que quand il sacrifie ses entraînements à une fin voulue et désintéressée. Encore moins suis-je de ceux qui font cas de cet amour égoïste et sans poésie de l’Orient et du Midi, qui n’a jamais inspiré une haute pensée, et n’a contribué en rien à améliorer l’humanité.
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Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Le Cantique des cantiques

Accourant vers son amant. Viens, mon bien-aimé ; sortons dans les champs, allons coucher au village. Levons-nous de bonne heure pour courir aux vignes ; voyons si les ceps ont germé, si les bourgeons se sont ouverts, si les grenades sont en fleur. Là, je te donnerai mes caresses. La pomme d’amour fait sentir son parfum ; à notre porte roulent les plus beaux fruits ; nouveaux et vieux, je les ai gardés pour toi, mon bien-aimé. Oh ! que n’es-tu mon frère ! que n’as-tu sucé le sein de ma mère, pour qu’il me fût permis, quand je te rencontre dehors, de t’embrasser sans qu’on me raille !
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