Laurent Tailhade,
La Douleur; Le vrai mistère de la Passion
“ Pour avoir eu pitié des pauvres, des humbles, des petits, des opprimés, de ceux que Nietzsche, dédaigneusement, traite de « tchandalas », souffre-douleur obscurs, blessés dans leur esprit et dans leur chair, le Christianisme n'en a pas moins compris l'utilité divine de la joie et que l'homme ne saurait vivre sans bonheur.La grande fête de la compassion et des larmes est, en même temps, celle de la renaissance et de la vie. La Magdaléenne en pleurs, au pied de la croix, devance l'heureux espoir de l'ascension future et chante, avant qu'il ne succombe, la résurrection du bien-aimé. ”
