Résumé

Ernest Zyromski Pierre Frayssinet, le triomphe de l'esprit (1932)

Enfin dans une lettre à son ami, Pierre Holderer — si digne de son amitié, — je trouve ces sentences où j'écoute à la fois l'aveu de sa détresse et la certitude de sa délivrance. Laissons retentir ce chant en l'honneur de l'Esprit libérateur: «Il y a les maladies, les morts, la misère, l'amour. Cela est immense, profond. C'est un monde. C'est là où l'on pleure. C'est l'Action. Tout le reste est Esprit. Et, dans ce reste, tout est transmué ; les misères y perdent leur désespoir. » « L'Esprit est la grande joie qui aide à supporter la vie. »
Source : Gallica

Ernest Zyromski Pierre Frayssinet, le triomphe de l'esprit (1932)

« Je préfère Eschyle à Euripide et même à Sophocle, à cause de son lyrisme et pour la grandeur de ses héros. Le chœur, au lieu de commenter l'action comme dans Sophocle et Euripide, en est le personnage essentiel. Il symbolise, avec l'intensité du lyrisme, la force mystérieuse et implacable du destin qui conduit la vie des hommes. »
« Les anciens n'ont pas trouvé de sujet dramatique plus profond que celui d'Ajax : c'est le drame de l'intelligence, le drame de l'être supérieur qui, s'il ne veut pas s'amoindrir, doit mourir ; car la mort grandit la gloire et la consacre. »
Source : Gallica

Ernest Zyromski Pierre Frayssinet, le triomphe de l'esprit (1932)

Dire que l'invisible est réel, — que la voix de l'Esprit est l'interprète du fécond silence, — que l'oubli de ce qui passe précède la venue de l'éternel, c'est proclamer la grandeur d'une présence. C'est pourquoi l'invisible se dévoile dans un cœur assez purifié pour écouter cette voix régénératrice. Alors un paysage neuf surgit : il garde encore le nuage tremblant du mystère, mais le regard du songeur le perce, et l'enchanteresse vision apparaît. Le vrai poète possède ce regard perçant et cette énergie évocatrice
Source : Gallica

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