Ernest Zyromski, L'orgueil humain (1904)
“ Il saisit sa ressemblance avec la sève de vie qui entretient l'existence universelle, et explique le vif de l'eau, et l'éclat du soleil, et la palpitation de la plaine et de la montagne. Le chant de notre amour, en s'accompagnant du chant infini que fait entendre le chœur des choses, prend plus d'ampleur et de majesté : il fait retentir la voix même des choses vibrantes. Il n'est pas de chagrin qu'une heure de contemplation devant la nature n'ait, je ne dis pas effacé, mais ennobli. Il n'est pas d'amour humain qui ne s'épanouisse en santé et en beauté devant la nature. ”
