Ernest Zyromski, Maurice de Guérin (1921)
“ Malheur à ceux qui n'apportent pas aux souffrances de l'âme l'appui d'une force intacte qui permet les rebondissements ! Notre poète ne résista pas à cette vie chargée de désillusions. Pourtant il eut le courage, dans les heures si brèves qu'il arrachait à la souffrance, d'écrire la Bacchante et le Centaure ; mais, dans ce cri de joie d'un esprit qui se déploie enfin dans la liberté, nous entendons un accent de plainte. Qu'il est facile d'expliquer l'amertume qui traverse l'élan de cette ivresse et de comprendre le murmure de mélancolie qui accompagne en sourdine ce chant de triomphe ! ”
