Aurel, Les poètes et nous (1953)
“ « La beauté ce n'est qu'être à soi-même pareil. » Tout jeune, léger comme un danseur, il nous disait : « La vie est à mes yeux un jeu plein de délices. » Puis, comme tous les artistes, il vécut dans le futur, et finit par redécouvrir le présent et ses trésors : « Non je n'espère plus, car la vie est trop belle », crie-t-il dans le poème qui termine Le temple sans Idoles. Par l'art, par la qualité, par ce grand naturel désinvolte, et qui joue même avec son tourment, par cette humeur légère qui le caractérise, sa vie est la poésie même, c'est une aventure d'esprit. ”
