Aurel

Résumé

Aurel Les poètes et nous (1953)

« La beauté ce n'est qu'être à soi-même pareil. »
Tout jeune, léger comme un danseur, il nous disait :
« La vie est à mes yeux un jeu plein de délices. »
Puis, comme tous les artistes, il vécut dans le futur, et finit par redécouvrir le présent et ses trésors :
« Non je n'espère plus, car la vie est trop belle », crie-t-il dans le poème qui termine Le temple sans Idoles.
Par l'art, par la qualité, par ce grand naturel désinvolte, et qui joue même avec son tourment, par cette humeur légère qui le caractérise, sa vie est la poésie même, c'est une aventure d'esprit.
Source : Gallica

Aurel Les poètes et nous (1953)

« Asseyez-vous, que je vous torde le coeur » est celui qu'il prend pour exergue d'Ames, son dernier livre, qui devrait ébranler, de la nuque à la taille, qui sait lire un poète fervent. Si je ne dis pas : de la nuque aux talons, c'est que l'idéalisme où se crispe cette âme, s'il ne glace les caresses évoquées, les laisse, à peine, étonner de douceur, le malheur d'être un homme, et qui pense.
Qui reposera ce cœur recru d'horreur, qui le reconduira vers sa jeunesse douce qui n'ose pas venir danser dans ses vers, mais vient y penser, et s'y méfier d'amour ?
Source : Gallica

Aurel Les poètes et nous (1953)

Il n'est pas de poète d'une ligne plus sûre, d'une écriture plus ferme, plus française; trop ferme peut-on dire, non assez fluide pour la musique, d'une grâce, parfois, un peu formelle, soit. Mais l'excès de ces vertus de discipline n'est pas fait pour déplaire aux têtes de chez nous. Et comme nous restons un peuple actif, les grands flapis, les efflanqués, les mandarins de l'art pour l'art, ne parviendront pas à nous prouver qu'un poème puissant et agissant puisse être exclu de la poésie la plus haute et la plus créatrice.
Source : Gallica

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