Henri de Régnier,
Les vacances d'un jeune homme sage
(1925)
“ Tordus en chignon sous le chapeau de paille, ils frisaient sur le front et découvraient la nuque. Sa robe de toile blanche lui donnait un air de fraîche jeunesse. Elle se tenait debout, svelte et souple, au grand soleil qui empourprait les joues de Mme de La Boulerie et faisait, sur le nez de M. de La Boulerie, miroiter les verres de ses lunettes. Georges ne se sentait plus du tout intimidé. A déjeuner, Mme d'Esclaragues mangea avec appétit. Il ne lui restait plus rien de sa fatigue de la veille. En passant à Georges la jatte de fruits, elle lui dit : — Tenez, monsieur Georges. ”
