Henri de Régnier

Henri de Régnier

Résumé

Portrait de Henri de Régnier Henri de Régnier,  La Double Maîtresse

“ Voyons, Garonard, comment diable vous y êtes-vous pris ? Je la croyais accommodante ?
— L’argent, dit sentencieusement M. de Bercherolles, comme s’il continuait sa pensée, est indispensable en amour. Il en faut. Certes il n’est point tout et, quand il est tout, c’est un assez vilain spectacle surtout si la seule force des écus unit la laideur à la beauté. Cela répugne. Mais l’argent est un outil admirable pourvu qu’il n’ait qu’à aider une physionomie passable. Il la dote d’un attrait subit et vous met en mesure d’avoir toutes les femmes qu’on veut au lieu de n’avoir que celles qui veulent.
”
Source : Wikisource

Portrait de Henri de Régnier Henri de Régnier,  La Double Maîtresse

“ Pourtant le temps vint où le sourire délicieux qui avait animé ce charmant visage n’y trouva plus l’aide de la jeunesse et où la belle Julie fut la toujours belle Julie avant de devenir l’encore belle Mme de Portebize. Elle le restait d’une beauté plus mûrie et comme alourdie, ce soir où, le dernier, elle parut parmi ceux qui allaient si vite l’oublier.
On soupait chez le maréchal de Bonfort quand, au milieu du second service, le gros Portebize s’affaissa brusquement sur sa chaise et donna de la tête contre son assiette. On le releva, le nez barbouillé de sauce et la face écarlate.
”
Source : Wikisource

Portrait de Henri de Régnier Henri de Régnier,  La Double Maîtresse

“ Mlle Fanchon était en jupon et en corset, ce qui contrastait avec sa coiffure, où la poudre se mêlait à des feuillages ; ses joues étaient délicatement fardées ; deux ronds roses en marquaient les pommettes ; sa bouche vive complétait la grâce charmante de sa figure.
— « Ah ! Monsieur, c’est vous ? Que vous m’avez donc fait peur ! Et M. Hubertet, qui n’est encore pas là ! Nanette ne vous a donc rien dit en bas ?
— Nanette ne m’a rien dit, Mademoiselle, et je ne le regrette point puisque vous voilà. Mais je dirai à M. Hubertet ce que vous faites en son absence. Vous avez pleuré, Fanchon. »
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature