Résumé

P.-A. Sanvert Notes sur la poésie religieuse de Lamartine (1880)

La foi « enseigne l'espérance, » cette espérance dont notre Père céleste « a semé la vie, comme on horde de roses le cercueil de l'enfant. » La chasteté, dont les lèvres « respirent les grâces du coeur, » s'épanouit comme un lys, et la pudeur, « cette honte mystérieuse, » la recouvre d'un voile « parce que pareille beauté n'est faite que pour les cieux. »
Je découvre l'humilité, « ce diamant dans l'ombre où languit sa lumière, cette gloire vêtue d'obscurité. » Je vois la droiture, la sincérité, qui « pose son franc regard dans l'oeil des autres, comme on pose sa main dans la main d'un ami. »
Source : Gallica

P.-A. Sanvert Notes sur la poésie religieuse de Lamartine (1880)

Il y a, de plus, tant d'unité dans la pensée divine, que ceux qui s'en inspirent se rapprochent. Ainsi, l'indivisible unité de l'Église vient du commun amour de Jésus-Christ.
Lamartine et Victor Hugo ont chanté Dieu. Ce sentiment sacré a fait résonner harmonieusement, et en accord, leurs deux lyres.
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Doué d'une force de génie transcendant, Victor Hugo est le Bossuet de la poésie. La force de la conception, le feu étincelant des images, le tour dramatique de ses idées le distinguent de Lamartine, dont l'âme tendre ne bondit que par les soubresauts du coeur.
Source : Gallica

P.-A. Sanvert Notes sur la poésie religieuse de Lamartine (1880)

Elle seule souvent peut donner la clef du génie de son enfant; chez Lamartine, elle en a donné la mesure.
Tout à coup, au refrain, je ne l'entendis plus. Elle achevait au ciel les chants interrompus.
Béni sois-tu, mon coeur, et toi, ma foi divine, De me parler si haut, si fort dans la poitrine! En ce moment où l'oeil ne voit que le trépas, Que serais-je, grand Dieu, si vous ne parliez pas? Si, de mon seul instinct, l'infaillible espérance Ne me répondait pas que tout n'est qu'apparence, Qu'un peu d'argile ici sur l'argile jeté N'ensevelit pas l'âme et l'immortalité?
Source : Gallica

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