Alphonse de Lamartine,
Premières méditations poétiques…
“ Oh quels poëmes, si j’avais pu et si j’avais su les chanter aux autres alors comme je me les chantais intérieurement ! Mais ce qu’il y a de plus divin dans le cœur de l’homme n’en sort jamais, faute de langue pour être articulé ici-bas. L’âme est infinie, et les langues ne sont qu’un petit nombre de signes façonnés par l’usage pour les besoins de communication du vulgaire des hommes. Ce sont des instruments à vingt-quatre cordes pour rendre les myriades de notes que la passion, la pensée, la rêverie, l’amour, la prière, la nature et Dieu font entendre dans l’âme humaine. ”
