Langue morte

Définition et enjeux

Louis Denise,  Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle… (1909)

“ Des modernes ne peuvent pas juger avec compétence les beautés d'expression d'une langue morte.
Personne ne possède assez les langues mortes pour en sentir, comme il faudrait, les délicatesses, les grâces ou les négligences, ni ce qu'il peut y avoir d'heureux ou de forcé dans les licences que les auteurs ont prises... Je suis persuadé que si notre langue mourait, et qu'elle devînt une langue savante, les plus habiles alors ne sentiraient pas, comme nous, ni les défauts, ni les grâces de ces endroits où nous trouvons à la fois de quoi louer et de quoi reprendre.
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Montpetit Édouard Montpetit,  Le front contre la vitre

“ Il a tort, d’ailleurs ; car il écarte de parti pris ce qui pourrait constituer une originalité. La langue morte est peut-être la plus pure si elle est un produit achevé et, sans donner dans la préciosité, on peut, non sans quelque grâce, puiser dans le trésor ancien des mots qui ont le mérite d’exister déjà, et demander aux siècles une discipline qu’une langue étrangère ne nous donnera jamais. Il en est d’illustres exemples dans la littérature française contemporaine, sans parler uniquement des poètes qui ont besoin de toute la langue pour l’emprisonner dans une rime. ”
Source : Wikisource

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