Louis Denise, Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle… (1909)
“ Des modernes ne peuvent pas juger avec compétence les beautés d'expression d'une langue morte. Personne ne possède assez les langues mortes pour en sentir, comme il faudrait, les délicatesses, les grâces ou les négligences, ni ce qu'il peut y avoir d'heureux ou de forcé dans les licences que les auteurs ont prises... Je suis persuadé que si notre langue mourait, et qu'elle devînt une langue savante, les plus habiles alors ne sentiraient pas, comme nous, ni les défauts, ni les grâces de ces endroits où nous trouvons à la fois de quoi louer et de quoi reprendre. ”
