Francis Wey,
Histoire des révolutions du langage en France
(1848)
“ Entre les mains de cet habile ciseleur, le langage français devança les mœurs, et parut le produit d'une société plus polie qu'elle ne l'est aujourd'hui même. Balzac est encore trop ondoyant, trop compassé, trop flexible, trop courtisan, trop artificieux, au gré de notre humeur. C'est un Florentin enté sur un Grec du Bas-Empire. Doué d'un goût sûr, supérieur à tout entraînement, sensuel en matière de style, il possède le secret des voluptés raffinées de l'intelligence, et fait jouer avec une subtilité, si ingénieuse qu'elle touche au génie, le mécanisme de la séduction. ”
