Malherbe

Définition et enjeux

Alphonse Le Flaguais,  Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)

“ Sous le ciel poétique a grondé la tempête : De Ronsard la chute s'apprête, C'est Malherbe lui seul qui le renversera.
Dans son moule divin il enfante, ô merveille !
Cette langue des Dieux que parlera Corneille Et que Racine chantera.
Imitateurs, troupeau servile, Ne vantez pas celui que vanta Despréaux ; Prodigues d'un encens stérile, De l'art vous êtes les fléaux.
Malherbe fut un chef au pas libre, aux mains fortes ; De Gaza saisissant les portes, Il étendit ses droits sur toutes les hauteurs. Vous prétendez aussi couronner et proscrire
”
Source : Gallica

Portrait de François de Malherbe François de Malherbe,  Poésies de François Malherbe

“ Malherbe alla le rejoindre, pour ne le quitter plus. Ce fut auprès de lui et sur lui qu’il commença son apprentissage de critique réformateur ; car le grand-prieur se mêlait de faire des vers. Si les vers étaient mauvais, Malherbe n’était pas courtisan. Aussi le grand-prieur n’osait-il directement lui demander son avis. Un jour, content d’un sonnet qu’il avait fait, il s’en vint trouver Duperrier et lui dit : « Montrez ce sonnet à Malherbe, et le donnez pour vôtre. » Malherbe entra, qui lut le sonnet. « Bah ! dit-il, c’est tout comme si c’était monseigneur le grand-prieur qui l’eût fait. » ”
Source : Wikisource

Albert Counson,  Malherbe et ses sources

“ Sans doute : mais il aurait surtout fallu pour cela que Malherbe fût né deux siècles plus tard ; et il aurait compris qu’il fallait imiter les Grecs en faisant comme eux : c’est-à-dire en n’imitant personne. Sur ceux qui avaient naïvement copié Pindare, ou qui admiraient de confiance une poésie réputée parfaite, Malherbe avait l’avantage de reconnaître son incompréhension. ”
Source : Wikisource

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