Massacre de Saint Barthélemy

Définition et enjeux

Portrait de Louis de Carné Louis de Carné Revue des Deux Mondes

De tous les grands attentats de l’histoire, il n’en est pas de plus stérile que la Saint-Barthélemy ; il n’en est pas qui ait plus infructueusement déshonoré ses auteurs. Désavoué le lendemain, puis repris pendant quelques jours pour être abandonné de nouveau, le projet d’un massacre général des protestans n’aboutit qu’à des assassinats nombreux sans aucune efficacité politique. Le roi était sans armée, et restait, après s’être fait haïr, incapable de se faire craindre.
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Portrait de George Sand George Sand Lettres d’un voyageur

« Le massacre de la Saint-Barthélemy fut tout simplement une grande et sage mesure de haute politique, sans laquelle le trône et l’autel eussent été la proie des factieux. » Pour peu qu’on voie les choses de haut, il n’y a dans le massacre des huguenots ni bourreaux ni victimes, mais une guerre de légitime défense, provoquée par des complots dangereux à la sûreté de l’état, etc., etc.
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Roisselet de Sauclières Coup d'oeil sur l'histoire du calvinisme en France et sur l'esprit politique de cette secte… (1844)

De tous les drames où la politique dans son délire, où la vengeance dans son aveugle fureur se sont immolé des victimes humaines, celui que l'histoire a désigné sous le nom de Journée de la Saint-Barthélemy est le seul qui soit devenu une arme puissante et offensive entre les mains des ennemis de la religion. Toujours attentifs à en rappeler le souvenir, les écrivains du Calvinisme et leurs fidèles copistes en ont fait pendant longtemps le sujet habituel de toutes leurs déclamations contre le clergé.
Source : Gallica

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