Résumé

Portrait de Charles Buet Charles Buet Le roi Charlot. La nuit du 23 août (1883)

C'est moi qu'elles accusent, car si Dieu m'a donné l'épée de Charlemagne pour frapper les rebelles, il me l'a confiée aussi pour protéger les faibles. Honte sur moi!
La vieille reine Catherine, que cette scène impressionnait plus qu'elle ne le voulait faire paraître, entoura son fils de ses bras, et vaincue par la terreur, les regrets, les remords, elle le couvrit de baisers, en murmurant : — Charles, c'est moi seule que le Seigneur doit châtier. J'assume devant Dieu et devant les hommes toute la responsabilité de cette entreprise. Ayez courage!
Source : Gallica

Portrait de Charles Buet Charles Buet Le roi Charlot. La nuit du 23 août (1883)

Paris semble une ville conquise. Les gens de Monsieur, votre frère, pillent les perles des étrangers.
— Tu es bien hardi, bonhomme! interrompit le duc d'Anjou, d'un air de menace.
— Monsieur, fit le roi, d'une voix presque
éteinte, mais d'un ton ferme, Monsieur, laissez dire.
— Bien des gens ne s'étaient jamais imaginé, observa la reine Catherine en pinçant les lèvres, qu'ils pourraient posséder un jour les chevaux et l'argenterie qu'ils ont à cette heure entre les mains !
Source : Gallica

Portrait de Charles Buet Charles Buet Le roi Charlot. La nuit du 23 août (1883)

Tout à coup l'huissier Saint-Prix entendit du bruit dans les antichambres et dit vivement : — Sire, Monsieur l'amiral!
— Mélusine l'étrangle! gronda Charlot mécontent. S'il nous voit jouer en si bon accord, tout est perdu!
Alors, tandis que la porte s'ouvrait, que les
pages en soulevaient les épaisses tentures, et comme Gaspard de Coligny se montrait sur le seuil, le roi s'écria en s'adressant à Henri de Guise, qui comprit aussitôt son attention.
Source : Gallica

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