Résumé

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Mère et fille : Charlotte de Laval et Louise de Coligny (1891)

« Si Téligny était céans, disait l'amiral, je penserais que c'est lui! » Sa femme leva sur lui ses yeux gonflés de larmes : « Vous attribuez toujours tout ce qu'il y a de bon à Téligny! » dit-elle, je m'étonne que vous ne l'ayez encore accordé avec Louise comme vous aviez fait... Elle ne put aller plus loin.
— J'y ai pensé, repartit Coligny de cet accent mesuré et réfléchi qui inspirait involontairement confiance à ceux qui l'écoutaient, et je désire plus que chose au monde qu'il devienne en réalité mon fils comme il l'est déjà par l'affection, mais Téligny est un homme et non un enfant.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Mère et fille : Charlotte de Laval et Louise de Coligny (1891)

Malgré sa jeunesse, Louise était moins confiante; dans ses très courts séjours à la cour, elle avait parfois saisi sur les traits de Catherine comme dans les yeux du duc d'Anjou des éclairs de haine qui l'avaient fait trembler, car elle comprenait bien qu'ils s'adressaient à son père.
« Le roi me fait toujours penser à ceux que le démon possède parfois, disait-elle à Téligny, et le démon c'est la reine mère. »
Sur ce point, Téligny était assez de l'avis de sa femme, mais il répétait souvent : « Les démons peuvent être chassés. »
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Mère et fille : Charlotte de Laval et Louise de Coligny (1891)

« Je vous aime! je vous aime! » répétait l'enfant expirant; puis, tout à coup, avec un redoublement de force, et comme un cri de joie : « J'aime le Seigneur Dieu! » Il retomba sur ses oreillers et ne parla plus.
Il respirait cependant encore, et ses yeux à demi ouverts semblaient contempler la vision bienheureuse, invisible aux regards mortels. Son père et sa mère le regardaient en silence, engagé dans cette vallée de l'ombre de la mort où leur tendresse ne pouvait le suivre.
« Le Maître est céans et il l'appelle! » murmura Charlotte de Laval à son mari sur lequel elle
s'appuyait.
Source : Gallica

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