Claude de Tavannes

Définition et enjeux

Jean-Claude Buyat L'amiral de Coligny (1876)

Il effaçait tout le monde, la Reine, le duc d'Anjou, les Guise; il était l'homme de confiance du monarque qui ne cachait à personne son amitié presque exclusive et la déférence qu'il avait pour ses conseils. Dans le récit de ce triste et sanglant drame qu'on a appelé le massacre de la St-Barthélemy, nous suivrons la narration de Tavannes, témoin oculaire et auriculaire, conseiller et agent principal. Personne n'a vu plus que lui, personne n'a vu mieux que lui.
Source : Gallica

Léopold Niepce Nicolas, Claude et Georges de Bauffremont… (1877)

Mais, tout en protestant de sa fidélité au roi, Tavannes fit fortifier, en secret, le château d'Auxonne, y amena l'artillerie de la ville et introduisit de nuit, dans la place, un certain nombre d'hommes. Ces précautions prises, il alla rejoindre les princes qui venaient de déclarer la guerre au roi, sous le commandement de Mayenne. Après la conclusion de la paix, il revint à
Auxonne, envoya son lieutenant à la cour de Savoie et fit courir le bruit que la ville était destinée pour être réunie au comté de Bourgogne, qui appartenait alors au roi d'Espagne.
Source : Gallica

Jean-Claude Buyat L'amiral de Coligny (1876)

Les catholiques ne pourront jamais estimer et louer le sieur de Tavannes pour son conseil. Le passage que nous citons montre l'impression que faisaient, sur l'esprit de ce capitaine, ces considérations politiques, et la naïveté avec laquelle il s'exprime, ne laisse pas douter de sa bonne foi. La religion catholique n'avait pas besoin de ce massacre, qui fut une affaire toute politique; elle n'a aucune grâce à rendre au sieur de Tavannes, dont elle n'approuva jamais le conseil.
Source : Gallica

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